Les éditeurs de presse européens appellent la Commission à agir contre Google

Les éditeurs de presse européens soutiennent fermement l’appel lancé aujourd’hui par 135 entreprises technologiques et 30 associations industrielles pour que la Commission européenne prenne des mesures immédiates contre les pratiques d’auto-référencement de Google qui nuisent à la concurrence et au choix des consommateurs.

 

Dans leur lettre commune, les 165 signataires demandent à la vice-présidente exécutive et commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, de veiller à ce que Google respecte la décision Google Search (Shopping) de la Commission européenne de 2017 sur l’abus de position dominante. Outre l’application de ce précédent, les entreprises et associations demandent à la Commission de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à la préférence accordée aux services de Google et à leur intégration technique dans le service de recherche général de Google car de telles pratiques réduisent la concurrence et privent les consommateurs d’offres plus pertinentes.

Depuis que la Commission a adopté sa décision Shopping, il y a plus de trois ans, elle ne s’est pas engagée dans la mise en application de la mesure corrective imposée contre les abus de position dominante. En outre, d’autres enquêtes sont en cours concernant la préférence accordée à de nombreux services de recherche spécialisés de Google (tels que les services de recherche d’emplois, de vols, d’hôtels et autres hébergements, d’informations locales, etc).

Les éditeurs européens, représentés par les associations EMMA, ENPA et EPC réclament depuis longtemps une réglementation plus stricte des portails numériques, dont Google.

Ilias Konteas, directeur exécutif de l’EMMA et de l’ENPA, a déclaré :  » Google continue d’abuser de son monopole de recherche pour pénétrer de nouveaux marchés avec les mêmes pratiques qu’il utilise depuis plus d’une décennie maintenant. Il faut que cela cesse. Nous soutenons fermement les projets de la Commission visant à réglementer plus rigoureusement les gardiens du numérique. Toutefois, la solution la plus rapide, la plus naturelle et la plus efficace à la question fondamentale de l’auto-référencement de Google est une application rigoureuse de la mesure corrective relative à l’égalité de traitement qui a déjà été imposée dans la décision de 2017 sur la concurrence « .

Angela Mills Wade, directrice exécutive de l’EPC, a déclaré :  » L’absence d’application permet à Google de consolider davantage ses avantages déloyaux liés à l’auto-référencement sur de plus en plus de marchés, étouffant ainsi la concurrence et le choix des consommateurs. Chaque jour passé rend moins probable que les effets anticoncurrentiels du comportement de Google puissent être annulés, avec des dommages incalculables pour les nombreux marchés et sites de comparaison européens qui sont rétrogradés par Google en faveur de leurs propres produits « .

Vous pouvez consulter le courrier complet en cliquant sur ce LIEN.

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