Contrat de gestion VRT : beaucoup d’attentes

« Des médias qui comptent vraiment » sera le slogan de la mission de la VRT pour les cinq prochaines années. Il est fixé dans l’accord de gestion avec le gouvernement flamand. La VRT veut informer, inspirer et connecter tous les Flamands et ainsi renforcer la société flamande. La VRT veut aussi « maintenir l’ensemble de l’écosystème des médias fort ». Nous nous en réjouissons avec les éditeurs et WE MEDIA, car nos médias comptent aussi réellement.

 

« La vision de base de cet accord de gestion est de ne plus inclure une tâche sociale visant à renforcer la société flamande en Flandre et à Bruxelles en tant que diffuseur traditionnel de radio et de télévision, mais en tant qu’organisation médiatique publique axée sur l’audio et la vidéo ». C’est ce que nous lisons dans l’introduction de l’accord. Une mission plus large pour le radiodiffuseur public, qui doit se développer principalement au niveau numérique. Il s’agit là d’un des points de friction car les acteurs privés doivent également y construire leur nouveau modèle économique. Dans l’accord, seul l’encadrement suivant est prévu : « Minimum 55% du contenu VRT NWS (application et site web), avec croissance jusqu’à 65% à la fin de l’accord de gestion (2025), est clairement lié aux offres audio et/ou vidéo, à l’exception des éléments concernant l’histoire, la culture, la science et le fact-checking ».

WE MEDIA et tout le secteur seront très attentifs au sixième objectif stratégique : maintenir soudé un écosystème médiatique fort. « Une bonne coopération entre les radiodiffuseurs publics et les acteurs privés peut garantir une situation de ‘win-win’ dans le paysage médiatique flamand », peut-on lire dans le contrat de gestion. Le ministre Dalle et le CEO Delaplace affirment que la VRT renforcera le secteur et le rassemblera. La mesure dans laquelle la VRT concurrence ou renforce les autres modèles locaux déterminera la santé et la diversité du paysage médiatique.

Des médias privés qui comptent vraiment aussi en Flandre. Les quelque 200 éditeurs de WE MEDIA, des magazines tout public et associatifs à la presse professionnelle et la presse régionale gratuite, le font chaque jour avec leurs quelque 500 titres différents, imprimés et numériques. Pendant cette crise du COVID-19, il devient une fois de plus évident que les médias locaux privés fournissent également des informations de qualité et fiables, inspirent et mettent les gens en contact. Nous comptons sur le radiodiffuseur public pour ne pas écraser cette richesse et cette diversité, mais pour travailler avec lui afin de la promouvoir et de la renforcer. La société tout entière en bénéficiera, et les fonds publics seront alors réellement bien dépensés.

Marc Dupain

 

 

Marc Dupain

General Manager WE MEDIA

 

 

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