Le paradoxe du coronavirus dans les médias

Augmentation du lectorat, mais en même temps baisse spectaculaire des publicités. Plus la dépendance vis-à-vis des recettes publicitaires est grande, plus il est nécessaire de prendre des mesures supplémentaires, notamment un soutien financier. Il en résulte souvent un chômage temporaire et un report des publications. Cela ressort des premiers résultats de notre enquête auprès des membres de WE MEDIA.

Les chiffres de lecture, de visionnage et d’écoute atteignent des sommets sans précédent dans les médias et pourtant, les éditeurs et les entreprises de médias subissent des pertes énormes.

Malgré le large public que l’on peut atteindre, les annonceurs ne suivent pas. Magasins fermés et communication stoppée. Bien que les experts disent et écrivent qu’il faut absolument communiquer en période de crise, la publicité semble être à l’arrêt en ce moment. Les recettes publicitaires dans la presse gratuite ont chuté de plus de 50%. Ils dépendent du marché local, des petits commerces mais ceux-ci sont fermés. On note également dans ce même secteur plusieurs arrêts complets de publications.

Celles-ci formulent une demande de compensation financière comparable à celle attribuée aux magasins qui ont dû fermer. Dans les magazines grand public, nous constatons une baisse des revenus publicitaires de l’ordre d’entre 25 et 50%. Dans les revues professionnelles, elle atteint 25%. Quasiment tous les éditeurs font actuellement appel au chômage temporaire. Cela s’applique aussi aux éditeurs de publications socio-culturelles qui sont fortement touchés par les interdictions de tenir des évènements.

L’augmentation du nombre de lecteurs, en particulier des lecteurs numériques, ne peut pas compenser la baisse des publicités.

Ces résultats constituent une première indication. Ils indiquent certainement la tendance pour les magazines d’actualité et la presse gratuite, où les effets se sont immédiatement fait ressentir (voir aussi l’article sur les chiffres de Bpost). Les magazines paraissent avec de grandes différences de périodicité, de sorte que nous ne pouvons tirer des conclusions pour l’ensemble du secteur que plus tard.

Nous demandons donc à nos membres de bien vouloir continuer à remplir l’enquête afin de se faire une idée précise de la situation. Pour cela, rien de plus simple : cliquez ICI.

 

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