« Grâce à Cannes, j’ai encore plus envie de travailler dans une agence »

Cannes 23

Comme de coutume, les lauréats des StuMPA se sont vu offrir l’expérience unique des Lions de Cannes 23. Nous les avons eus en ligne pour évoquer leur séjour inoubliable.

Ceux qui n’en ont jamais fait l’expérience, ne peuvent pas se faire une idée de l’ampleur des Lions de Cannes 23. C’est ce qui s’est encore vérifié quand nous avons interviewé les trois vainqueurs de l’édition StuMPA 2023. Pour eux, c’était (évidemment) leur baptême du feu.

« Nous ne savions pas vraiment à quoi nous attendre », s’exclame Febe Ampe (StuMPA Gold – LUCA School of Arts Ghent). « Dans notre esprit, c’était en tout cas moins vaste et nous ignorions qu’il y avait tant d’opportunités de réseautage. » Et Victor Slachmuylders (StuMPA Silver – ESA le 75) d’enchaîner : « Tout le monde était en effet intéressé par notre histoire, que ce soit pendant la fête des Young Dogs ou aux petites heures de la nuit au Gutter Bar. »

Un spectacle de marionnettes au lieu d’un débat

Fleur Delanghe (StuMPA Gold – LUCA School of Arts Ghent) évoque l’ampleur du Festival international de la publicité à travers une expérience personnelle : « Le mercredi, j’avais l’intention d’assister à un talk dans le Palais des Festivals. Je me suis toutefois gourée et retrouvée dans une session à mi-chemin entre un spectacle de marionnettes et une comédie musicale. Trois acteurs s’y appliquaient à faire comprendre ce qu’est la créativité. Ce fut vraiment top. »

Une campagne print au top

Bien sûr, les gagnants des StuMPA ont aussi ouvert l’œil pour découvrir les campagnes les plus créatives des quatre coins du globe. Parmi les créations qui les ont le plus marqués, il y avait des affiches, en print, à savoir la campagne Unexpected Encounters de Lacoste. « Les visuels, les couleurs, les gens dans les photos, … Unexpected Encounters était vraiment top. J’avais déjà vu passer la campagne et j’ai trouvé sympa que mes goûts coïncidaient avec ceux du jury. »

Cannes 23

Plus généralement, les étudiants ont pu constater que le print et le numérique vont de plus en plus souvent de pair. Ils ont relevé bon nombre de campagnes qui partaient d’une annonce print pour ensuite être adaptées afin d’avoir aussi une vie numérique. Ce fut également le cas vice versa.

« Ma préférée était The Most Beautiful Sound », poursuit Fleur Delanghe. « C’est une campagne qui permettait aux patients atteints de cancer d’entendre comment les cellules cancéreuses mouraient dans leur corps. Ce son a dû avoir un impact inimaginable. Une campagne extrêmement forte avec un point de départ des plus techniques. »

Victor Slachmuylders, quant à lui, opte pour Prêt à voter, une campagne/toolbox avec des propositions de loi toutes faites pour accélérer la transition écologique en France. « A priori, j’avais tout de même quelques idées préconçues au sujet de la publicité », dit-il. « J’ai cependant appris à Cannes que beaucoup de marques cherchent à avoir un impact sociétal ou social. Cette campagne en est un bel exemple. »

Quelqu’un pourrait me briefer illico ?

« Toutes ces campagnes, nous les avons principalement découvertes durant la soirée des remises de prix », conclut Febe Ampe. « Ce furent des moments intéressants. On avait le temps de s’attarder dessus et de se demander ce qu’on pensait de telle ou telle création. »

La déferlante de créativité n’a en tout cas pas effrayé les étudiants. « J’ai désormais une meilleure idée de ce que le secteur implique et j’ai énormément envie de m’y lancer. » Fleur Delanghe renchérit : « Moi aussi, je compte commencer dans la publicité. En fait, j’aimerais recevoir un briefing sur-le-champ et mettre en pratique mes nouvelles idées et connaissances. »

Seul Victor Slachmuylders n’est pas encore totalement convaincu. « Je me vois quand même me lancer plutôt dans l’art pur », s’explique-t-il. Ou comment une expérience comme les Lions de Cannes ne fait que faciliter le choix de la prochaine génération de créatifs…

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