Par les temps qui courent, nous sommes submergés de nouveaux mots de jargon, souvent liés à la technologie. Mais que signifient-ils au juste ? Et que pouvez-vous en faire ? Magazine Media est heureux de vous servir de guide en donnant la parole à des experts en la matière. Arthur Sedee, Publishers Partnership Manager chez Blendle (Cafeyn), le kiosque numérique néerlandais, dévoile ce que sont les ‘digital newsstands’ et comment les éditeurs et les annonceurs peuvent s’en inspirer.
Qu’est-ce qu’un digital newsstand ?
Un digital newsstand ou kiosque numérique est une collection de magazines, journaux, fils d’actualité, mais aussi d’acteurs pures que l’on peut retrouver en digital. On a le loisir de consulter les articles et les éditions de manière fluide et intuitive et de personnaliser l’offre.
Les kiosques numériques reposent sur divers modèles de paiement possibles : on paie soit par article, par magazine ou journal, que l’on souhaite consulter, soit on dispose d’une offre illimitée, une redevance d’abonnement permettant alors au lecteur d’accéder au portefeuille complet. Il y a quelques années, Blendle est ainsi passé de ‘pay per article’ à ‘unlimited’.
Pourquoi les digital newsstands sont-ils si importants ?
Il s’agit d’un tout autre mode de consommation média. Les abonnés paient un montant mensuel et en échange ils sont libres de lire ce qu’ils veulent, sans qu’il y ait de seuils supplémentaires. Souvent, ils s’abonnent en combinaison avec le propre journal ou magazine permanent, ce qui fait donc qu’il n’y a pas d’effet de cannibalisation.
En outre, cela présente l’avantage d’être surpris en tant que lecteur. On se voit en effet présenter des articles sur ses centres d’intérêt, mais provenant de magazines auxquels on n’aurait sans doute pas pensé.
Qu’est-ce que les éditeurs de magazines et les annonceurs peuvent faire des digital newsstands ?
Pour beaucoup d’éditeurs, il s’agit d’une source de revenus supplémentaire sans qu’il soit nécessaire de prévoir une offre distincte. De nouveaux publics cibles découvrent en effet vos contenus. Et puis, c’est une façon de faire du branding : ces nouvelles cibles apprennent en effet à connaître votre marque média. Enfin, les groupes média en tirent aussi des données utiles sur les types de contenu que l’on consomme le plus : qui lit quoi, pendant combien de temps, … ?
Bien sûr, cette data est également aussi intéressante pour les annonceurs. Pour eux aussi, elle rend les magazines et les journaux mesurables. Pour l’instant, nous ne partageons les ‘dashboards’ qu’avec les éditeurs, qui peuvent les transmettre à leur tour, mais un modèle freemium est peut-être envisageable à l’avenir. Les annonceurs pourraient alors nous demander directement ces données.
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