Les médias pour un monde meilleur : les démarches en 2023

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Dans l’aspiration à un monde plus durable, les éditeurs ont également une responsabilité importante. Tant chez nous qu’à l’étranger, de solides actions sont à relever. WE MEDIA vous sert volontiers de guide et rassemble chaque trimestre les initiatives les plus marquantes.

Qui dit durabilité, pense spontanément à l’environnement. Les éditeurs aussi accordent une attention considérable à la question. À l’exemple de l’initiative ‘Brainprint’ de Roularta, on voit également surgir dans d’autres pays des initiatives par lesquelles des éditeurs cherchent à encourager leurs lecteurs à agir de manière plus durable. Le magazine suisse Blick va sans doute le plus loin dans ce domaine. Il a lancé Improve, une plateforme en ligne reprenant une information exclusivement consacrée à la durabilité. Comme beaucoup d’autres titres, National Geographic promeut un style de vie durable, notamment auprès de ses plus jeunes lecteurs, ceux de National Geographic Little Kids.

Pour rappel, avec l’initiative Brainprint Roularta veut publier chaque année, via ses différents titres, des milliers d’articles dans lesquels l’éditeur appelle les audiences respectives à vivre de manière plus durable, ou qui servent de source d’inspiration sur comment y parvenir. Dans cette optique, l’engagement est un KPI majeur, mesurable et contrôlable.

Tant les éditeurs que le secteur se montrent ambitieux

À côté de cela, il y a bien sûr les démarches que les éditeurs entreprennent eux-mêmes. Les plus impressionnantes sont sans doute les performances d’Axel Springer, qui a présenté son rapport de durabilité pour 2021. Ce sont surtout les plus de 42.000 heures de formations consacrées à des cours de durabilité cette année-là qui frappent l’imagination. Condé Nast a également déjà fait preuve d’ambition. Chez nous, Roularta Cares – la stratégie de durabilité globale de Roularta – sort du lot. Outre l’initiative Brainprint, le plan comprend e.a. la plantation de 15.000 arbres aux alentours du siège général à Roulers, l’électrification du parc automobile et le développement des collaborateurs. En 2022, on a enregistré pas moins de 200.000 participants aux initiatives de Roularta dédiées à une consommation et action plus durables. À l’heure de la rédaction de cet article, les résultats d’une des actions les plus connues – En mai, tonte à l’arrêt – n’ont pas encore été rendus publics. Notons enfin pour cet éditeur qu’avec son magazine Trends il a lancé sa deuxième édition des Trends Impact Awards. Après un an, ces prix récompensant la durabilité chez les entreprises se sont déjà taillés une belle place sur le marché.

Plus largement, on dénombre de plus en plus d’initiatives sectorielles. Dans le prolongement de commtozero, porté sur les fonts baptismaux par les médias, les annonceurs et les agences en Belqique, la Fédération Internationale de la Presse Périodique (FIPP) a lancé son Sustainability Tracker au début de cette année. Celui-ci met les éditeurs au fait des initiatives les plus récentes en matière de durabilité dans leur secteur. Un peu à l’image de la rubrique que vous êtes en train de lire, en somme…

Enfin, dans le contexte du paramètre vert de la durabilité nous vous renvoyons volontiers à une initiative particulière de The Irish Times. Celui-ci se sert en effet depuis peu d’une nouvelle technologie pour le streaming vidéo. SeenThis ne charge que les parties d’une vidéo qui sont effectivement visionnées, permettant ainsi d’éviter des transferts de données inutiles. Ces derniers sont en effet responsables d’émissions de CO2 importantes. Il ne s’agit pas d’une initiative sectorielle, mais il se pourrait qu’elle soit bientôt reprise par le secteur tout entier…

Des initiatives sociales

Lorsqu’il s’agit de développement durable, il ne faut pas non plus oublié l’aspect humain. Ainsi, DPG Media a publié un numéro unique de Joepie pour aborder l’importance du bien-être mental chez les jeunes dans le cadre de l’initiative JEZ!. Au sein du même groupe média, une autre initiative se distingue : VeloVeilig. Celle-ci mise pleinement sur la sécurité routière. Au début de l’année, un appel fort apprécié a ainsi été lancé pour signaler les carrefours dangereux et permettre aux autorités publiques d’intervenir.

Notons enfin que l’Actieplan Grensoverschrijdend Gedrag (le plan d’action contre les comportements inappropriés), une collaboration entre, notamment, le secteur des médias en Flandre et le ministre flamand des Médias Benjamin Dalle, est en vigueur depuis un an déjà. Entre-temps, pas moins de 95 entreprises, dont des éditeurs, s’en servent pour que les comportements transgressifs apparaissent plus rapidement sur le radar et puissent mieux être résolus et prévenus.

Le DE&I gagne en importance

À l’étranger, il est frappant de constater que de plus en plus de magazines adaptent leurs idéaux de beauté. L’exemple de Vogue, qui joue la carte de la confiance corporelle, est sans doute l’un des plus éloquents.

En outre, la diversité, l’égalité et l’inclusion (DE&I) constituent un sujet brûlant chez les éditeurs. Au Royaume-Uni, The Diversity Trust CIC a publié un rapport dans lequel il est demandé de procéder immédiatement à une série d’adaptations pour améliorer la diversité dans les médias britanniques.

La FIPP, quant à elle, a lancé un Global Media Diversity, Equality & Inclusion Tracker. Comme son petit frère pistant la Sustainability, il offre un aperçu des initiatives en la matière émanant des éditeurs.

En quelques mois de temps, on enregistre donc un tas d’exemples, tant au niveau local qu’international. Espérons qu’ils en inspireront aussi d’autres. Nous sommes dès lors convaincus que cette rubrique aura un effet catalyseur. Nous vous tiendrons au courant…

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