Le gouvernement s’accorde sur la nouvelle concession

Le soutien public à la distribution des journaux et magazines aux abonnés restera fixé à 125 millions d’euros en principe pour la prochaine période de concession 2024-2029. C’est ce qu’a décidé le gouvernement vendredi dernier, selon nos informations. Par ailleurs, les prix que le concessionnaire pourra pratiquer pourront augmenter de 19,7% maximum par rapport aux prix pratiqués en 2021. Pour les organisations sans but lucratif, cette augmentation sera de 10%. WE MEDIA regrette ces augmentations de prix qui auront un impact énorme pour le secteur.

La question de la concession pour la distribution de journaux et de magazines semble encore se décanter. Le cadre général a été discuté et confirmé une fois de plus. Le gouvernement continue à soutenir la distribution de journaux et de magazines en papier aux abonnés.

Fait important, le montant annuel de 125 millions d’euros, soit une réduction de 50 millions d’euros par rapport à la concession existante, ne sera pas dégressif au fil des ans. Toutefois, les prix de distribution qui peuvent être facturés aux éditeurs augmenteront également, respectivement de 19,7 % pour les groupes commerciaux et de 10 % pour les organisations sans but lucratif, et ce par rapport à 2021. Il s’agit d’augmentations conformes à l’inflation des deux dernières années. Des remises sur le volume seront toujours possibles, mais elles seront également limitées.

Il y aura également des différences de prix possibles liées à des exigences de qualité. Un supplément pourrait être demandé pour les magazines qui doivent être livrés au jour de la publication + 1. La marge de négociation sera plus grande dans la prochaine concession. Des différences de prix seront également possibles pour les journaux en fonction de la livraison avant 7h30 ou plus tard. Pour les détails, on attend la publication prochaine du cahier des charges, après quoi les candidats pourront soumettre leurs offres. Il reste à voir si en dehors de bpost, surtout pour les magazines, un autre candidat se présentera et pourra se présenter pour gérer cette opération de taille.

Et puis il y a un autre aspect important. Le gouvernement a également ordonné un audit pour vérifier si bpost a correctement déclaré les fonds publics dans la concession actuelle et si le gouvernement n’a pas trop payé pour ce contrat. Ce résultat pourrait une fois de plus bouleverser l’ensemble de la structure. WE MEDIA et les éditeurs réclament explicitement et rapidement clarté et sécurité juridique. La nouvelle concession aurait déjà dû être attribuée.

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