Chez Magazine Media, nous aimons braquer les projecteurs sur des magazines qui valent d’être lus, qui nous apprennent quelque chose et peuvent nous inspirer. Transhelvetica est un candidat rêvé pour cette rubrique, car en termes de qualité, d’humour et de créativité dans le choix des sujets, peu de magazines arrivent à la cheville de la publication de voyage suisse.
Das Entdecken der Schätze im eigenen Land beliebt machen. Populariser la découverte de trésors dans son propre pays. Les fondateurs de Transhelvetica n’auraient pas pu mieux définir leur objectif de base. Leur point de départ est tout simple : démontrer que les Suisses ne doivent pas nécessairement se rendre à l’étranger pour vivre les phénomènes naturels les plus magnifiques et s’adonner aux activités culturelles les plus mémorables.
Transhelvetica est un néologisme latin qui signifie ‘à travers la Suisse’. Depuis 2010, le magazine de l’éditeur Passaport AG sort tous les deux mois, ce qui fait qu’il a déjà 73 éditions à son compteur, de 100 pages chacune. Pour les Suisses, le magazine coûte quelque 65 euros par an, tandis que les clients étrangers déboursent un peu moins de 100 euros pour se l’offrir.
Éditions thématiques
Le niveau du contenu est très élevé. En termes de mise en page et de construction, la publication se rapproche également au plus près du label ‘art’ : il n’est dès lors pas étonnant que le magazine ait remporté une flopée de prix (internationaux), dont, à deux reprises, le prestigieux Red Dot Design Award.
Le magazine repose sur un concept particulièrement solide, qui est en outre utilisé avec brio. Chaque édition aborde un thème – plus d’une fois étranger en apparence – qui, à chaque fois, est relié à la Suisse. Ainsi, dans l’édition consacrée ‘au Maroc’, on part à la recherche de produits et d’activités typiquement marocaines… dans le magnifique paysage suisse. Il est par exemple question d’Alaïa Bay près de Sion, où il fait aussi bon surfer que dans la petite ville côtière marocaine d’Essaouira

C’est aussi parce qu’on laisse beaucoup de liberté aux rédacteurs et aux freelances que le magazine de haute qualité est tellement varié. Ainsi, il arrive aux auteurs, en temps utile, de prendre une question philosophique comme point de départ. Au bout du compte, la rédaction de Transhelvetica revient toutefois toujours à l’essentiel : la composition d’un guide de voyage sans pareil dédié à la confédération helvétique incroyablement diverse. Et quand un magazine ne semble pas être le format le plus adéquat pour y couler une de ses idées créatives, on ne manque pas de mettre sur pied une exposition occasionnelle ou un hôtel pop-up.
Un site Web humoristique en guise de matériel promotionnel
Outre un bref résumé, les intéressés peuvent retrouver sur le site Web une seule page magnifique par édition, assortie d’une carte, d’un plan ou d’un autre graphique sympa. De plus, on propose toujours un trio d’articles intégraux à lire gratuitement, qui captent bien l’essence du magazine rempli de splendides récits et de conseils inspirants. Chaque édition peut aussi être achetée séparément dans le webshop, où l’on trouve également une série de jolies affiches et de livres captivants. Surfez sur le site et vous constaterez par ailleurs immédiatement que les créateurs disposent d’une bonne dose d’humour et d’autodérision.

Ce ton humoristique infatigable se retrouve même sur leur page d’information destinée aux annonceurs. Ils y expliquent clairement qu’ils sont certainement prêts à proposer des publicités à leur 75.000 fans, mais que pour des raisons d’éthique, ils ne peuvent pas s’associer, à tout-va, à n’importe quelle marque ou produit. « Les matelas pneumatiques jetables de fabrication chinoise, les vêtements issus du travail d’enfants africains ou la nourriture synthétique à se faire retourner Louis de Funès dans sa tombe, n’ont rien à chercher chez nous. »
Lisez aussi :