La soif de lecture. Elle nous tient tous. Que ce soit pour répondre à un besoin purement professionnel ou, mieux encore, pour assouvir des appétits personnels. Dans cette rubrique, nous interrogeons un professionnel de la communication sur ses préférences en la matière et plongeons dans sa bibliothèque. Cette fois, il s’agit de Hugues Rey, CEO de Havas Belgium et président de l’UMA et de la BMMA.
Quel magazine peut-on actuellement trouver sur votre table de salon ?
En ce moment, il s’agit de deux titres totalement différents : Jazz Magazine et Harvard Business Review. J’en achète quasi chaque numéro chez un ami, qui tient une librairie. En même temps, ça a l’avantage de nous permettre de faire un brin de causette.
J’achète des magazines parce que j’ai besoin d’éclectisme. J’écoute le jazz depuis des lustres et Jazz Magazine m’ouvre des portes vers de nouvelles découvertes. Quant à Harvard Business Review, je l’achète sans jeter un œil sur les sujets traités dans le numéro. Je sais que j’apprendrai quelque chose de nouveau.
Je vis de manière très digitale, mais acheter des magazines équivaut pour moi à acheter du temps. Ils créent un point de repos dans ma vie.
Quel abonnement magazine ne résilieriez-vous jamais ?
Je n’ai actuellement pas d’abonnement, hormis les titres que je reçois pour le boulot, comme Trends-Tendances et Paris Match. Avant, je collectionnais toutefois des magazines comme Rock’n’Folk, Best et – surtout – Rock This Town, un fanzine belge. Ce dernier, je l’ai vraiment dévoré. Je ne me séparerai jamais de ces exemplaires.
J’ai un lien spécial avec le papier. Mon père était metteur en page et, plus tard, directeur de production, entre autres chez Produpress. Dans ma jeunesse, il m’est donc arrivé de visiter des rédactions.
Quel est le premier journal que vous lisez le matin ?
J’ai la chance de me réveiller tôt et vers 5h30 je lis la version PDF du Soir. Je m’intéresse alors au contenu, mais surtout aux choix effectués par la rédaction, à l’ordre dans lequel les articles sont proposés, aux points de vue exprimés, …
Ensuite, je consulte constamment le site Web de la DH, au moins une fois par heure. Je veux savoir ce qu’il se passe dans le monde.
Quel est, en presse quotidienne, votre supplément préféré du week-end ?
L’Echo avec Sabato, sans le moindre doute. D’ordinaire, ce magazine est brillamment conçu : du papier, en passant par le design et le choix des photos, aux textes. C’est léger et profond à la fois. En outre, Sabato ne fonctionnerait jamais au format numérique. C’est ce qui le rend tellement intéressant.
Le samedi matin chez moi, je me bats toujours avec ma femme pour être le premier à mettre la main dessus et à le dévorer, tout en dégustant un café.
Quel livre se trouve sur votre table de chevet ?
J’ai la mauvaise habitude de lire plusieurs livres à la fois. Actuellement, il y en a trois : Le silence et la Colère de Pierre Lemaitre, Blanc de Sylvain Tesson et une biographie de Bernard Hinault. Le premier est un roman, le deuxième tome d’une trilogie sur la France et le Liban après la Seconde Guerre mondiale. Blanc, quant à lui, est un livre de non-fiction avec un petit côté poétique, au sujet de quelqu’un qui sillonne la Russie à moto. Enfin, je lis régulièrement une biographie, même de gens dont je n’étais pas le plus grand fan dans ma jeunesse, comme Bernard Hinault.
Quel est, dans votre bibliothèque, votre livre favori ?
Ma bibliothèque contient des livres professionnels, des romans, mais aussi un tas de BD. Ma préférée est Quai d’Orsay, une BD en deux tomes signées Blain et Lanzac qui me fait sourire, rire, voire réfléchir un peu.
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