La bibliothèque d’une personne en dit long sur ses préférences, ses centres d’intérêt, ses passions, voire sa personnalité. Dans cette rubrique, nous interrogeons une ou un professionnel(le) de la communication sur ses lectures de prédilection. Cette fois, nous faisons un tour dans la bibliothèque de Sascha Van Der Borght, Chief Growth Officer chez Publicis Groupe.
Quel magazine trouve-t-on actuellement sur votre table de salon ?
En matière de lecture, je suis faite d’extrêmes. D’une part, j’ai l’esprit très numérique – ainsi, je lis beaucoup via mon iPad –, mais d’autre part je peux vraiment apprécier la lecture sur papier. Ce côté artisanal, l’odeur… cela excite mes sens et me plonge dans un état de béatitude.
En ce moment, vous trouverez invariablement sur ma table de salon le dernier Humo, ainsi que, très souvent, Saboto et Trends. Je lis Humo depuis mes 17 ans ; c’est un rendez-vous hebdomadaire permanent. Le ton critique (même s’il a fortement diminué au fil des ans), les interviews en profondeur, la découverte de nouveaux films et de nouvelles chansons et les cartoons continuent à inspirer. Je lis Sabato parce que je m’intéresse à la culture, mais aussi pour sa conception visuelle magnifique et le moment d’évasion que le titre me procure. Trends est particulièrement important dans le cadre de ma vie professionnelle, pour me permettre de suivre à la trace les grandes tendances économico-financières. Comme, au sein de Publicis Groupe, je suis responsable de la croissance de notre organisation et que j’entre donc forcément souvent en contact avec les clients et prospects, il est important de savoir ce qui vit dans les différents secteurs. À partir de notre expertise, nous sommes alors en mesure d’y répondre de manière compétente.
Quel abonnement magazine ne résilieriez-vous jamais ?
Humo. J’adore la façon dont la rédaction parvient, chaque semaine, à composer avec brio un magazine aussi ‘complet’ et à surfer sur ce qui vit dans l’actualité et la société. Ils le font depuis bon nombre d’années de manière très cohérente. Je suis secrètement fan, en particulier, des interviews réalisées par Serge Simonart.
Quel est le premier journal que vous lisez le matin ?
L’oral. J’ai la chance, le matin, de pouvoir conduire mes enfants à l’école, pour ensuite mettre le cap sur le boulot. Je passe donc pas mal de temps dans la voiture et, outre les appels téléphoniques obligatoires, j’écoute attentivement De Ochtend sur Radio 1 chaque jour de semaine. De plus, je vérifie régulièrement l’appli VRTNWS pour les dernières nouvelles actualisées.
Quel livre se trouve sur votre table de chevet ?
‘A Bigger Picture’ de l’artiste David Hockney. J’ai littéralement grandi entourée d’art et l’art fait toujours intimement partie de ma vie aujourd’hui. Lire à propos des œuvres de Hockney et les admirer me procure un moment de ‘méditation’ avant d’aller dormir. L’artiste britannique est connu pour ses contributions dynamiques et novatrices au monde de l’art contemporain, et ce, de diverses manières : via la peinture, la photographie, l’art numérique. J’adore le mouvement Pop Art, caractérisé par des couleurs inattendues, des compositions joyeuses et des images de la vie de tous les jours. En outre, j’aime les expériences de Hockney avec la technologie. Voyez-vous, un artiste visionnaire apporte un regard alternatif sur la vie et cela m’aide à replacer les choses dans un cadre plus large. Cela peut être pratique, mais certainement aussi philosophique.
Le prochain volume sera la biographie d’Elon Musk, un autre type de génie et en vérité aussi un artiste. Oui, si l’on veut progresser – et c’est l’essentiel de ma vie, tant privée que professionnelle –, il s’agit de se laisser inspirer par des gens qui, à leur façon, font de même. En beauté. Et l’essence est souvent contenue dans la nuance.
Quel est, dans votre bibliothèque, votre livre favori ?
Le théâtre des nymphéas de Lulu Wang. Quel chef d’œuvre. C’est l’histoire d’une jeune fille Chinoise qui grandit dans les années ’70 et ’80. Outre un regard approfondi sur la culture et les traditions chinoises – j’ai moi-même voyagé en Chine il y a longtemps –, le livre traite principalement de sa quête d’identité et de sa recherche d’expression personnelle. Le rêve et la réalité sont magnifiquement mêlés par le ‘théâtre des nymphéas’, qui, en tant que symbole, voire métaphore, propulse la volonté d’accomplissement personnel vers l’essence de la vie. Quand j’y repense aujourd’hui, ce livre m’a donné à plusieurs reprises la force et l’énergie dans la vie de prendre une série de bonnes décisions.