Par les temps qui courent, nous sommes submergés de nouveaux mots de jargon, souvent liés à la technologie. Mais que signifient-ils au juste ? Et que pouvez-vous en faire ? Magazine Media est heureux de vous servir de guide en donnant la parole à des experts en la matière. Sarah Steenhaut, Founding Partner chez Callebaut Collective, nous en dit plus sur le humaning.
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Qu’est-ce que c’est que le humaning ?
Le humaning est une tendance qu’a lancée Mondelez et qui se présente sous forme de « a unique, consumer-centric approach to marketing that creates a real, human connection with purpose, moving Mondelez beyond cautious, data-driven tactics, and uncovering what unites us all ».
Cette thèse a suscité un tas de réactions, tant au niveau linguistique – ce n’est pas un verbe – que sur le fond – le terme paraît plutôt artificiel et forcé. Le cœur du débat ne se situe toutefois pas au niveau sémantique. Le humaning ne peut pas bêtement être considéré comme un nième mantra marketing, mais bien comme un manifeste interne. Mondelez même le définit comme « doing instead of telling ».
En fait il s’agit donc d’act human : la façon dont on donne du sens dans le contexte de la vie, du vécu et du vivre-ensemble. Il ne s’agit pas ici du consommateur, mais bien d’humains et ce qui les (pré)occupe, et – de cette façon – de forger des relations durables à l’aide, entre autres, d’outils technologiques.
Pourquoi est-ce une tendance ?
Le thème de la création de connexions entre humains est très actuel. Plus que jamais, la pandémie et les confinements qui s’en sont suivis ont démontré qu’il est devenu quasi impossible de s’imaginer un monde sans technologie. Ces mêmes confinements ont toutefois révélés avec encore plus d’emphase à quel point le besoin de connexion humaine, de solidarité est grand. Il semblerait qu’en cours de chemin nous ayons collectivement perdu une part de notre humanité.
Que peuvent en faire les magazines, les éditeurs de magazines ou le annonceurs magazine ?
Cela fait belle lurette que les médias ne sont plus cette source autoritaire qui décide de ce qui est publié. Aujourd’hui, tout le monde est auteur de perceptions, d’avis et de critiques. En tant qu’éditeur, on joue toutefois toujours un rôle dans l’écosystème du divertissement et de l’inspiration, dans le but d’assidûment dépister différents sons de cloche et ainsi alimenter la continuité. Un tel service mental et émotionnel est important dans chaque secteur si l’on veut rester pertinent : le fait d’offrir un enrichissement pour permettre de comprendre, de croître et de participer. Une telle relation n’a ni début ni fin et constitue en outre l’essence du marketing.
Sarah Steenhaut, Founding Partner chez Callebaut Collective
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