Les finalistes YMCE : « Il faut retrouver un équilibre entre notoriété et performance »

YMCE duo Maxime Sneyers & Audrey Hardi

À l’heure où vous lisez ceci, les lauréats du YMCE Strategy 2021 ont été annoncés. Un des trois duos en lice était composé d’Audrey Hardi et Maxime Sneyers, digital planners chez, respectivement, Dentsu et Mediacom. Nous nous sommes entretenus avec eux. Sur le YMCE, mais aussi sur les médias.

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YMCE duo Maxime Sneyers & Audrey Hardi

Comment avez-vous vécu la compétition ?

AH : « Ce fut notre première fois à tous les deux et le fait, surtout, de travailler en tandem avec quelqu’un qu’on ne connaît pas, m’a fort plu. En outre, il y a évidemment le fait qu’on peut bosser pour un vrai client, qui, de surcroît vous briefe en personne et à qui vous finissez par présenter aussi. »

MS : « Pour moi, ce fut une fantastique expérience, puisque j’étais encore en stage. Et je partage l’avis d’Audrey pour ce qui est de travailler en duo. C’était génial de voir comment chacun pouvait amener ses idées, grâce auxquelles le résultat final ne faisait que se bonifier. »

En tirez-vous profit dans votre quotidien ?

MS : « Moi, ça m’a en tout cas donné un fameux boost de savoir que j’ai ma place dans ce secteur. Ça m’a aussi aidé à apprendre à travailler sous pression. »

AH : « Cela fait 3 ans que je bosse dans une agence média et entre-temps je me suis quand même habitué. Ce qui m’a surtout aidé, moi, c’est d’obtenir une vue d’ensemble. J’ai pu me familiariser avec la stratégie d’un client, ce qui est moins le cas en tant que planner. Du coup, je regarde désormais les briefings d’un œil plus holistique. »

De quel œil voyez-vous le secteur des agences média ?

AH : « C’est de toute façon un secteur dans lequel il est agréable de travailler, même s’il y a sans doute un peu moins de fêtes. Grâce à la transparence accrue, les compétences jouent un rôle plus important et ça rend la chose passionnante. Par ailleurs, le YMCE m’a permis de constater que chaque agence a son propre style. Depuis sa propre agence, on voit souvent les autres comme ‘la concurrence’, là où c’est tout simplement chouette de bosser ensemble. »

Quel rôle les médias traditionnels peuvent-ils jouer pour les marques ?

AH : « Ils conservent sans aucun doute leur pertinence, même si les volumes diminuent. Cela vient du fait que les annonceurs misent pleinement sur la performance, occultant par la même occasion le fait que ces médias offrent le plus gros reach. »

MS : « C’est ce que je me souviens aussi du YMCE. Je me rappelle d’une question du jury, qui voulait savoir pourquoi nous ne nous focalisons pas plus sur les régies belges. Le focus sur la performance y est pour quelque chose, bien entendu. Mais bon, grâce à la TV programmatique les médias traditionnels récupéreront sans doute quelque chose. »

Quel rôle le média magazine peut-il jouer pour les marques ?

AH: « Il offre de la qualité. Aussi sur le plan digital. C’est simple : le média magazine offre un reach des plus qualitatifs. Quand c’est ce que recherche un client, nous faisons donc souvent le pas vers ce média. Ce qui joue en sa défaveur, par contre, c’est le prix et les limites en matière de performance. Même si je considère qu’il ne faut pas s’en tenir qu’à cela. Je plaide pour un équilibre renouvelé entre la performance et la notoriété. »

Et vous, quels canaux utilisez-vous pour avoir accès à l’information ?

AH : « Je n’ai pas de télévision. Avant, j’écoutais régulièrement la radio dans la voiture, mais je le fais moins aujourd’hui puisque je n’ai pas encore de permis de conduire. En fait, je ne suis pas une grande consommatrice d’information. Je la reçois via les médias sociaux, mon entourage et les gros titres de La Libre. »

MS : “Moi non plus, je n’ai pas de télévision. J’estime toutefois qu’il est important d’être bien informé. Pour moi, cela passe essentiellement par les médias sociaux, même si je regarde l’info d’un œil critique. »

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