NO PUB : statu quo pour les éditeurs de presse gratuite

De nombreuses rumeurs couraient sur l’éventuelle inversion du principe de l’autocollant NO PUB. Actuellement, il n’en est rien. L’opt-out reste de mise.

Un système remis en question

Le principe de l’autocollant NO PUB actuellement en vigueur est simple. Si vous n’apposez pas d’autocollant sur votre boite aux lettres, vous recevrez la presse gratuite et les folders publicitaires (système de l’opt-out). Ce principe a été néanmoins remis en question par plusieurs hommes politiques. Ils désiraient un système inversé : si vous n’apposez pas d’autocollant, vous ne recevez pas de presse gratuite, ni d’écrits publicitaires. Il vous aurait donc fallu apposer un autocollant ‘OUI PUB’ sur votre boite aux lettres pour les recevoir (système de l’opt-in).

L’adoption d’un nouveau système était basé sur un objectif de diminution des déchets du papier, en perdant de vue les bienfaits de la presse gratuite. En effet, ceux-ci remplissent de nombreux rôles importants : création d’emplois (papeterie, graphisme, rédaction, imprimerie, distribution), perception de taxes importantes, boost à l’économie locale, importance sociale,… De plus, le papier est quasiment entièrement recyclé, alors que ses fibres peuvent être réutilisées 5 à 7 fois.

Etat des lieux, région par région

Ces arguments n’ont pas laissé les politiques insensibles et certains ont totalement revu leur jugement sur la presse gratuite et les imprimés publicitaires. Voici l’état des lieux dans les différentes régions.

En région wallonne, un arrêté gouvernemental a été adopté le 28 février 2019. Il maintient le principe du NO PUB. Le secteur de la presse gratuite s’engage à financer l’impression des autocollants et à informer et sensibiliser sur son utilisation.

Dans le nord du pays, une convention a été signée entre les différents représentants du secteur des toutes-boîtes (WE MEDIA, BAM, Comeos, Febelgra, Unizo, bpost, BD myShopi & Médiapub) et le ministre Van den Heuvel et l’administration (OVAM). Celle-ci maintient le système NO PUB et introduit des obligations similaires à celles en vigueur en Wallonie. Elle est valable durant deux ans et sera évaluée à son terme, pour une éventuelle prolongation.

A Bruxelles, les discussions avec le cabinet Fremault sont en cours de finalisation. Le NO PUB devrait rester de mise, moyennant des engagements similaires du secteur. Une convention devrait être conclues dans les prochains jours.

Les éditeurs de presse gratuite peuvent donc se voir rassurés. En effet, les politiques ont bien compris l’importance du rôle social et économique des toutes-boites. Les mesures prises au sein des trois régions l’illustrent parfaitement.