Ces dernières années, l’annonce de la mort du print a été largement exagérée. Bien que certains prophètes de malheur fassent la nécrologie du papier face à la révolution numérique, certains signes en 2025 montrent que le print ne fait pas que survivre, mais qu’il est même en plein essor.
Alors que le débat sur l’état du print s’intensifie, Media Voices – éditeurs de The Publisher Podcast et The Publisher Newsletter – a récemment publié un nouveau rapport, coparrainé par la FIPP (qui fêtera ses 100 ans lors du congrès international d’octobre), afin d’évaluer la trajectoire des produits papier. Inside the Print Revivalexplore les raisons de cette résurgence, dresse un tableau des différences du marché du print actuel par rapport à celui d’antan mais également des défis à relever et de certaines opportunités qui s’offrent aux magazines imprimés.
« Les gens continuent d’imprimer des magazines parce qu’il y a de l’argent dans l’impression de magazines »,
Peter Houston, cofondateur de Media Voices et éditeur du Grub Street Journal, a souligné lors de son discours d’ouverture du Publisher Podcast Summit and Awards qui s’est tenu récemment à Londres « qu’il est stupéfiant que PwC ait découvert que 80 % des revenus des magazines grand public proviennent encore du print. »
« Il s’agit d’un marché mondial, qui englobe donc un grand nombre de marchés différents. Si l’on considère le B2B, la proportion est plus faible, mais la moitié des revenus des éditeurs provient du print. L’imprimé n’est donc pas mort. Il est loin de l’être. »
À l’appui de ces conclusions, une enquête menée par la FIPP montre que 50 % de ses membres tirent la moitié de leurs revenus de l’imprimé. La plupart des membres qui ont participé à l’enquête estiment qu’il n’y a pas eu de déclin rapide de l’imprimé.
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