À MAGnify, Jacqueline Loch, de l’éditeur canadien SJC Media, est directement entrée dans le vif du sujet : « We vaulted 5 years forward in digital adoption in the first 8 weeks of Covid ». La pandémie a profondément changé les attentes des consommateurs et, en peu de temps, elle a entraîné la nécessité de développer un écosystème de contenu (numérique). Et ce, dans une nouvelle ère de données…
En tant qu’EVP Social & Emerging Platforms chez l’ éditeur canadien SJC Media, Jacqueline Loch était une oratrice des plus intéressantes à MAGnify. Sous la devise ‘Welcome content that converts’, elle a évoqué la nouvelle customer journey dans le secteur de l’e-commerce (direct-to-consumer) et a surtout mis en exergue le rôle évolutif du contenu dans ce contexte. Elle a ainsi relié deux sujets brûlants pour les acteurs du média magazine : l’e-commerce et la publicité native.
‘Customer journey driving conversion’
Le commerce numérique est devenu la priorité absolue dans les budgets marketing. Cela n’a rien d’étonnant, car côté client les choses ont fondamentalement changé lors de la crise du Covid. Aujourd’hui, les consommateurs ont d’autres attentes et habitudes.
L’e-commerce va de pair avec une attention particulière pour la customer journey. L’objectif ? La conversion. Le moyen ? Le contenu, de préférence dans toutes les étapes que parcourt un client. Pour éviter de tomber dans le piège du marketing omnicanal en cours de route – ce qui selon Loch n’est pas bénéfique pour le contenu –, une stratégie de contenu astucieuse et le développement d’un écosystème de contenu durable sont des facteurs indispensables.
Pour clarifier son propos, elle tourne le regard vers le MarTech et le SEO. Des marques comme Vichy ont intérêt à orienter leur communication sur les soins du visage vers le public cible par le biais de différents canaux, et avec des contenus qui, à chaque fois, sont adaptés au média ou à la plateforme. À son tour, le programme SEO doit être always-on et s’inspirer entièrement de l’algorithme de Google : il s’agit donc de produire des contenus de qualité pertinents.
Une nouvelle ère de la data
En sachant que les cookies tiers se préparent à vider le plancher, cette stratégie SEO et, plus généralement, contenu gagnera encore en importance. Les collaborations avec des partenaires fiables et les stratégies de développement de bases de données first-party deviendront essentielles.
La Canadienne aime attirer l’attention sur un nouveau mode de data relationship management. Dans ce cadre, il est intéressant de savoir qu’une majorité est ouverte à échanger ses données personnelles pour quelque chose qui offrira une valeur ajoutée. La confiance et un authentique échange de valeur sont au cœur du propos.
Dans sa présentation, Loch a proposé à l’assemblée une feuille de route pratique :
- Data invitation : une invitation personnalisée simple et attrayante dans laquelle sont communiqués les avantages de la transmission de données.
- Data security : une communication transparente sur la protection des données.
- Data dialogue : une communication constante avec les clients sur la sécurité des données, dans laquelle on explique la plus-value de l’exploitation de données personnelles.
- Data value proposition : être clair sur la proposition de valeur et les offres personnalisées supplémentaires.
Points clés à retenir
Avant de clôturer son exposé par une énumération des points clés à retenir, Jacqueline Loch a encore cité une poignée d’exemples. Dans leur ensemble, ces best practices montrent clairement comment peuvent s’exprimer les nouveaux écosystèmes.
Ont passé la revue, dans l’arsenal de L’Oréal : du direct-to-consumer brand content sur la plateforme Amazon et une application de réalité augmentée via l’appli ModiFace. Ensuite, l’attention s’est aussi fixée sur l’importance d’une multitude de plateformes (sociales) et de vidéos interactives, enrichies de shoppable pop-ups. Enfin, Loch a aussi abordé, dans cette partie de son exposé, une série de nouveaux formats vidéo.
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