Il n’existe personne sur terre qui consomme plus de contenu par le biais de newsletters que le Belge. Ajoutez à cela que, de plus en plus souvent, un modèle d’affaires intéressant peut être mis en place autour des newsletters. Un modèle qui laisse les coudées franches aux annonceurs…
28 % des Belges consultent chaque semaine l’information après avoir reçu des newsletters. Notre pays se retrouve ainsi en tête du classement mondial en la matière, la moyenne se situant à 16 %. L’Afrique du Sud (24 %) et les États-Unis (21 %) complètent le podium.
C’est ce qui ressort d’une étude Reuters menée en 2020 (Reuters Digital News Report 2020) et publiée dans l’édition la plus récente du FIPP Innovation in Media World Report. L’enquête a interrogé des répondants dans 40 pays.
Comme la consommation d’information a augmenté ces deux dernières années suite à la crise du coronavirus, il n’est pas faux de soutenir qu’actuellement ces chiffres sont encore plus élevés.
Les newsletters sont d’ailleurs populaires auprès des catégories d’âge plus élevées. Chez les 18 à 24 ans, il s’agit en moyenne de 10 % (de par le monde), chez les 25 à 34 ans de 16 %, chez les 35 à 44 ans de 17 % pour ensuite grimper à 23 % chez les 45-54 et 28 % chez les 55+.
Les éditeurs en tirent profit
Côté éditeurs, la newsletter est dès lors une source de trafic importante pour le contenu en ligne. Elle leur permet de développer une relation encore plus profonde avec leurs lecteurs, pour ensuite aussi la monétiser, mais également collecter des données first party. En ces temps où le cookie tiers se retrouve sous une forte pression, ce n’est pas sans importance.
Une newsletter est en outre un excellent canal pour mesurer l’impact. L’A/B testing permet de mesurer rapidement quels sont les contenus qui plaisent le plus et quels sont les formats, auteurs, etc. qui réalisent les meilleurs scores. Les résultats sont disponibles sur-le-champ.
Les annonceurs aussi font bien de ne pas l’ignorer
Les raisons énumérées ci-dessus constituent autant d’éléments révélant pourquoi les annonceurs feraient bien, d’une part, d’étudier le média d’un peu plus près et, d’autre part, de s’associer avec des acteurs média forts dans ce domaine.
Mieux encore, on voit naître de plus en plus d’initiatives axées sur la newsletter (et non sur le site Web auquel il est référé). Les newsletters permettent en effet de se la jouer très ‘niche’. Contrairement à ce qui vaut pour les ‘médias généraux’, quelques centaines ou milliers d’abonnés fidèles suffisent déjà pour développer un modèle d’affaires autour d’eux. Peut-être sont-ils en effet prêts à payer pour les contenus ciblés que vous diffusez de cette façon. C’est en tout cas le choix tranché qu’a opéré le site Web d’affaires belge Business AM…
De plus, éditeurs et annonceurs ont la possibilité de vraiment se retrouver sur ce terrain d’entente. La périodicité des newsletters permet aux annonceurs d’approfondir la relation avec un public cible de choix. En laissant aussi de la place à un call-to-action…
De par leur taux de niche élevé, les newsletters se laissent d’ailleurs parfaitement combiner avec les podcasts. Quel annonceur accrochera son wagon aux initiatives les plus mémorables en Belgique ?
Dans le FIPP Innovation in Media World Report, un chapitre entier est consacré aux newsletters.
Lisez aussi :