Considération : 1 Belge sur 2 envisage d’acheter une voiture électrique ou hybride

Bien qu’ils soient nombreux à faire preuve de scepticisme quant à l’impact positif des voitures électriques, il n’en reste pas moins que les Belges envisagent de plus en plus souvent à s’acheter un véhicule électrique ou hybride. C’est ce qui ressort d’une étude de Deloitte datant du début de cette année. Il est bien connu que les médias imprimés sont un moteur important des ventes automobiles.

La 2022 Global Automotive Study de Deloitte met en lumière les comportements consommateur en matière de mobilité, tant globalement qu’en Belgique. Elle répond aussi à la question de savoir quel est l’impact de ces comportements sur le secteur mondial de l’automobile.

Bien que l’étude date d’avant l’été – et que les prix élevés de l’électricité ont entraîné une mise en veilleuse temporaire de l’intérêt pour les véhicules électriques –, il est intéressant d’étudier les résultats sur le plus long terme.

Les Belges préfèrent ne pas partager ?

Aujourd’hui, 48 % des consommateurs belges songent à acheter une voiture électrique comme prochain véhicule. Ce faisant, nous nous inscrivons complètement dans la mouvance globale. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport aux 33 % de l’an dernier.

Le scepticisme précité concernant la conduite électrique se retrouve dans les projets d’achat en matière de 100 % électrique : 10 % seulement préfère ce dernier mode, ce qui est par ailleurs en ligne avec nos pays voisins.

Les frais de carburant sont un motivateur puissant

Près de la moitié des Belges qui seraient prêts à se procurer un véhicule électrique, déclarent qu’ils reconsidèreraient cette décision si le prix de l’électricité était comparable à celui des carburants fossiles. Selon le bureau d’études de marché Profacts, c’est exactement ce qu’il s’est produit quand les prix ont continué à monter en flèche cet été.

La durabilité n’apparaît dès lors qu’en deuxième position dans la liste des motifs d’achat.

Par ailleurs, les ‘chargeurs domestiques’ en Belgique, plus que dans nos pays voisins, tendent davantage vers l’utilisation d’une source d’énergie alternative, telle que des panneaux solaires. Cela aussi pourrait évidemment plutôt être motivé par les coûts.

Le shopping en ligne n’est pas privilégié

La plupart des Belges préfèrent encore et toujours acheter leur voiture auprès d’un revendeur,  garage ou autre magasin physique. Les négociations de prix, la possibilité d’interroger une vraie personne et le contact personnel en cas de pépins en sont les raisons les plus invoquées.

Pour ceux qui préfèrent l’on-line, les arguments majeurs sont le confort, la rapidité de la transaction et la convivialité. Le rôle du COVID-19 dans ce cadre semble s’être quelque peu amoindri actuellement : en 2021, 20 % citait des raisons de santé pour motiver un achat en ligne ; aujourd’hui, en 2022, ce nombre est retombé à 10 %.

Le confort de chez soi

L’option préférentielle pour le consommateur belge reste la charge à domicile (58 %). Un nombre de gens significativement inférieur mais croissant aimeraient cependant se servir de l’infrastructure de charge publique : 28 % en 2022 versus 19 % en 2021.

Trois obstacles fréquents à la charge à domicile sont : l’impossibilité d’installer un chargeur EV, les frais d’installation et le manque de connaissances au sujet de l’installation.

L’auto reste reine

Le confort et la commodité d’une voiture en font notre moyen de transport favori. À peine 7 % des Belges déclarent ne jamais utiliser de voiture, tandis que pas moins de 26 % ne prend jamais les transports en commun. L’étude n’a pas analysé dans quelle mesure ce chiffre est influencé par la qualité et la disponibilité des transports en commun.

L’étude démontre aussi qu’en Belgique nous avons toujours une préférence marquée pour la possession d’une voiture propre. Une minorité considérable (11 %) fait par contre régulièrement appel à des solutions de mobilité partagée comme Cambio et Poppy. L’utilisation de trottinettes partagées (e-scooters) enregistre des chiffres comparables, tandis que les vélos partagés sont utilisés au moins de temps à autre par 18 %.

L’avenir est-il au multimodal ?

La mobilité multimodale, soit l’utilisation de plusieurs modes de transport combinés pour un seul déplacement, est à la hausse, mais elle n’est pas encore complètement intégrée, dixit le rapport : 6 consommateurs belges sur 10 optent pour la mobilité multimodale plusieurs fois par an.

4 % seulement déclare le faire au quotidien. Pour l’heure, la multimodalité semble surtout être une tendance urbaine, la disponibilité d’équipements comme des vélos, trottinettes et scooters partagés jouant bien évidemment un rôle.

Le rôle des magazines dans le processus d’achat d’une voiture

Ce n’est pas un hasard si un site Web émanant d’éditeurs magazine parle des intentions d’achat des Belges en matière d’automobiles. L’étude #DemainLaPresse de l’ACPM française révèle en effet que la presse est le deuxième média le plus important en termes de contribution aux ventes. Elle engendre une efficacité à long terme, mais joue aussi un rôle clé dans les objectifs à court terme du secteur.

En Belgique – tout comme dans la plupart des autres pays européens – des magazines automobiles spécialisés sont également actifs. Ceux-ci jouent un rôle encore plus particulier : 80 % des gens qui comptent acheter une voiture, s’informent en effet auprès de ces publications spécialisées, révèle une étude Profacts.

Les voitures et les magazines… font clairement la paire !

*Plus de 26.000 consommateurs dans 25 pays, dont 1.057 Belges dans des zones urbaines, de banlieue et rurales, ont été interrogées dans le cadre de la 2022 Global Automotive Study.

Source : Deloitte Automotive Consumer Study

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