Dans la bibliothèque de… Caroline Vervaeke

Caroline Vervaeke

La bibliothèque d’une personne en dit long sur ses préférences, ses centres d’intérêt, ses passions, voire sa personnalité. Dans cette rubrique, nous interrogeons une ou un professionnel(le) de la communication sur ses lectures de prédilection. Caroline Vervaeke a récemment été nommée Directrice d’Effie Belgium. Nous avons pensé qu’il s’agissait là d’une excellente occasion de lui demander quelles sont ses lectures préférées.

Quel magazine se trouve actuellement sur votre table de salon ?

DS Magazine est un supplément magazine que je lis chaque semaine de fond en comble. Humo aussi est toujours à portée de main quand je retrouve mon coin de lecture. Je suis abonnée à Perswijn, un magazine pour les professionnels et les amateurs de vin qui paraît huit fois par an. Je trouve que c’est un des meilleurs magazines sur les revues de vin, les domaines viticoles et les accords mets et vins. Chez Syntra, j’ai suivi ‘Sommelier-Conseil’, une formation de trois ans à l’Université du Vin de Suze-la-Rousse en France. J’ai toujours été une amatrice de vin, mais j’ai voulu m’y intéresser de manière plus structurée : comment classer un vin, découvrir de nouveaux cépages, savoir quel vin associer à quel plat, … Pour moi, c’est purement un passe-temps. Je ne fais rien de professionnel avec ce diplôme, mais je continue bel et bien à suivre ce petit monde et l’association des Sommeliers-Conseil. Avec notre groupe, nous visitons également des domaines viticoles à l’étranger et nous nous rendons à des dégustations et des journées du vin. Un tuyau pour le lecteur? Je n’aime pas les conseils qui vous indiquent quel vin déguster. Le vin, c’est quelque chose de très personnel. Si je devais cependant donner un conseil, ce serait celui-ci : n’achetez jamais de vin sans l’avoir goûté.

Quel abonnement magazine ne résilieriez-vous jamais ?

Je ne résilierai pas facilement mon abonnement au Standaard, ni celui à Perswijn, du moins aussi longtemps que je m’intéresserai au vin. J’ai été abonné à Humo pendant vingt ans, mais à un certain moment j’ai quand même résilié cet abonnement. Le magazine était quelque peu répétitif, je trouvais, et j’en avais un peu assez de leur vision sur certaines choses. Aujourd’hui, j’achète le titre de temps à autre et je constate que ça me convient mieux.

Quel est le premier journal que vous lisez le matin ?

Het Laatste Nieuws, toujours suivi du Standaard. Les deux journaux en ligne. Je commence toujours par HLN ; c’est un peu plus facile. Je trouve que c’est un journal sympa, conçu de manière qualitative. Il compte une série de chroniqueurs réguliers que j’aime lire comme Jan Segers, Isolde Van den Eynde, Noël Slangen, Carl Devos. Ce sont quand même de grands cerveaux. Ensuite, il y a les grands récits humains et l’actualité régionale. En tant que marketeuse, j’estime qu’il est important de rester en contact avec ce qui occupe les gens.

Quel est votre journal du week-end préféré dans la presse quotidienne ?

Le week-end, j’opte pour De Standaard sur papier. J’ai alors plus de temps et les articles dans leur édition du week-end méritent tout de même une attention plus soutenue. Ils sont moins fonction de l’actualité. C’est le journal idéal pour le samedi matin, mais il m’arrive souvent de garder encore quelques articles pour le dimanche matin. Le week-end, je lis aussi parfois De Tijd, mais alors en ligne.

Quel livre se trouve sur votre table de chevet ?

Pendant les vacances, j’ai entamé plusieurs livres à la fois. J’ai lu Sandro Veronesi avec  ‘Les Vagualâmes’ et ‘Le Silence de la ville blanche’ d’Eva García Sáenz de Urturi. Ce sont deux livres dissemblables. L’un est très descriptif, profond et philosophique, tandis que l’autre est un roman à suspense. J’alterne aussi souvent entre fiction et non-fiction. Je viens de terminer ‘Vos in de VS’ de Michiel Vos. J’ai trouvé cela très enrichissant et instructif, car ça permet de mieux comprendre comment les Américains raisonnent et pourquoi certains personnages arrivent au pouvoir aux États-Unis. Il y règne vraiment une autre mentalité, une autre ADN. Une des assertions dans ce livre, attribuée aux Américains, est : « We don’t care about facts, we care about what you believe. » En outre, chez eux il est souvent question d’argent, de politique et de pouvoir. Il existe un énorme fossé financier et éducatif entre certains groupes et le racisme y est toujours omniprésent. Je trouve que c’est une société impitoyable ! D’ailleurs, mon prochain livre de non-fiction m’attend déjà, suite à un tuyau de Marc Michils : De duivel in elk van ons’ de Christophe Busch. Ce livre permet de comprendre comment les gens peuvent commettre les méfaits les plus horribles…

Quel est, dans votre bibliothèque, votre livre favori ?

Là, je choisirais ‘Paula’ d’Isabel Allende, une autrice que j’aime lire parce que ses récits sont imprégnés d’histoire. ‘Paula’ n’est pas un livre de fiction, mais traite de la perte de sa fille. C’est un livre qui m’a fort affectée et lorsque j’ai tourné la dernière page, je me suis vraiment sentie mal pendant un fameux bout de temps. Un jour, je le relirai. 

AVEZ-VOUS DÉJÀ LU CECI ?