Chez Magazine Media, nous aimons braquer les projecteurs sur des magazines qui valent d’être lus, qui nous apprennent quelque chose et peuvent nous inspirer. Nautilus tombe en plein dans cette catégorie, car le titre se positionne sur le marché comme un magazine scientifique alternatif, tout en atteignant un niveau d’exécution extrêmement élevé.
Science isn’t just educational. Science is engaging. It’s entertaining. Science is inspiration and it’s art.
De prime abord, la phrase d’accroche de Nautilus exprime qu’il s’agit de bien plus que d’une revue académique ordinaire. Dès la naissance du magazine en 2013, lorsque John Steele l’a lancé sous forme de média à but non lucratif avec l’appui d’une poignée d’instituts et de fonds, l’objectif a été de rendre la science accessible au grand public.
Storytelling
Nautilus traite de la science dans le sens le plus large du terme. Physique, astronomie, génétique et géologie passent logiquement la revue, mais l’équipe éditoriale élargit aussi ses horizons vers la culture, la philosophie et l’art. Selon les inspirateurs du magazine, c’est en effet justement là que se nichent les meilleurs récits.
Pour développer les thèmes complexes en toute clarté et de façon mémorable, le storytelling est dès lors la panacée de Nautilus. Le magazine américain est aussi connu pour les magnifiques illustrations qui à chaque fois agrémentent ses récits scientifiques, créant ainsi lui aussi de l’art. Cela lui réussit plutôt bien, car Nautilus a déjà été récompensé à plusieurs reprises pour ses illustrations, comme pour ses contenus et son site Web d’ailleurs.
Rôle sociétal
Nautilus est actif sur plusieurs fronts média : le titre jouit d’une solide audience sur les médias sociaux, entre autres grâce aux superbes illustrations, et dispose d’un site Web clair. Les lecteurs y trouvent une subdivision en différents canaux, à chaque fois en partenariat avec toutes sortes d’instituts pertinents, et des sujets sous forme de domaines scientifiques.

Sans affiliation, on peut lire deux articles de site gratuits par mois. Pour ceux qui souhaitent découvrir plus de contenus (sans publicités), il y a Nautilus Prime, qui coûte 59 $ par an. Dans l’abonnement print (89 $), qui couvre six éditions par an, cet accès numérique est automatiquement inclus.
Pour chaque abonnement souscrit, Nautilus en offre par ailleurs un à une école ou un étudiant, tout en plantant aussi un arbre. Pour ce qui est d’endosser un rôle sociétal, peu d’éditeurs font mieux. C’est d’autant plus admirable lorsqu’on sait que le magazine a dû faire face à des difficultés financières et qu’il a été sorti du pétrin en 2019 par un groupe de ‘super fans’ comprenant une série de grands noms, dont l’ancien président de Harvard Larry Summers.
Un modèle de revenus transparent
Nautilus, qui fait mention d’un demi-million de lecteurs (au total, sans doute), comprend que les publicités sont indispensables pour permettre de dégager suffisamment de revenus. Or, à ce niveau le magazine opère de manière prudente et toujours transparente, ayant érigé une muraille chinoise entre le rédactionnel et le côté annonceurs. Les messages publicitaires sont toujours dotés d’un label clair et la publicité native y est totalement absente, sous quelque forme que ce soit.
En outre, Nautilus se fait aussi un peu d’argent avec des liens d’affiliation pertinents. Il y a ainsi une collaboration avec la plateforme de streaming Curiosity Stream, qui dispose d’un catalogue fourni de documentaires et de programmes scientifiques. Le magazine est également ouvert aux donations et il joue la carte de ses illustrations à succès sous le titre de ‘The Nautilus Collection’, que l’on peut trouver dans le webshop aux côtés d’une série d’e-livres et d’éditions spéciales. Le fil rouge reliant toutes les activités de Nautilus ? Une symbiose inspirante du storytelling et de la science.
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