Dans le média magazine, les éditions imprimées sont souvent l’axe autour duquel sont développées les marques, mais les marques magazine sont tellement plus que cela. Avec ses projets cinéma et TV, The Atlantic en fait une nouvelle fois la démonstration.
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The Atlantic est une marque magazine vieille de 165 ans, couronnée Magazine of the Year aux États-Unis pas plus tard qu’en 2017. Elle compte quelque 843.000 abonnements de par le monde (digitaux et print réunis), un nombre qui ne cesse de croître selon la société même. Près de la moitié des abonnements (288.000) sont exclusivement numériques.
Comment une ‘vieille’ marque se renouvelle
On a déjà vu toutes sortes de choses : des magazines qui inaugurent des magasins, lancent des cuisines d’essai, commencent leurs propres studios… The Atlantic s’est déjà aventuré loin dans l’élaboration de sa marque : avec de propres livres, du merchandising, des événements et des forums. Cependant, ils ont désormais franchi un pas qui à nos yeux est tout de même encore d’un autre calibre.
Dans leur volonté de créer une troisième source de revenus à côté des publicités et des abonnements, de nombreux éditeurs tendent vers l’e-commerce ou les programmes de partenariat, mais du côté de The Atlantic on estime que les licences correspondent mieux à la marque. Ces licences peuvent brasser large…
Avec sa sous-marque Citylab (des idées et solutions innovantes pour zones urbaines), The Atlantic a déjà soutenu des documentaires. Aujourd’hui, la société lance toutefois sa propre série documentaire en six épisodes, ‘Shadowland’, en plus d’un long documentaire intitulé ‘Lowndes County and the Road to Black Power’. Les deux seront proposés sur la plateforme de streaming Peacock.
Chacun son métier et les vaches seront bien gardées ?
Le cinéma et la télévision ne sont pas fondamentalement ancrés dans l’ADN de The Atlantic, mais avec les thèmes des projets actuels l’enseigne en reste proche. Ou, pour être plus précis : continue à opérer dans les confins de ses propres thèmes journalistiques typiques.
Ce faisant, The Atlantic développe un nouveau flux de revenus substantiel, raconte le CEO, Nicholas Thompson : « L’affiliate IP (propriété intellectuelle) est évidemment un endroit propice pour le générer ; il s’agit dès lors d’un focus important. Nous n’accordons de licences pour notre propriété intellectuelle que lorsque le résultat nous paraît similaire à notre type de journalisme. »
Les deux projets sont dès lors basés sur les propres reportages de The Atlantic et créés en coproduction avec des cinéastes externes. ‘Shadowland’ traite de théories de complot et de la menace qu’elles constituent pour la démocratie. ‘Lowndes County and the Road to Black Power’ parle de l’activisme électoral dans les années ’60.
Et ensuite ?
The Atlantic a encore d’autres projets en chantier. On y planche actuellement sur une minisérie inspirée d’un article datant de 2020 : The Undocumented Agent. D’autres projets en développement, dont un film d’animation, sont basés tant sur des articles que sur des podcasts de The Atlantic.
Nicholas Thompson a annoncé que la société compte plus de 12 autres projets fondés sur la propriété intellectuelle (IP) de The Atlantic, soit en option, soit en phase de production. Dans ce cadre, The Atlantic a récemment ouvert ses archives complètes en ligne, une primeur. Cela signifie que 29.000 autres récits journalistiques n’attendent qu’à être amplifiés.
Outre les projets de cinéma et de télévision, The Atlantic accorde aussi des licences de propriété intellectuelle pour des livres et des ‘expériences’. En mai, The Atlantic a ainsi créé une exposition aux allures de musée dans le centre de Los Angeles, inspirée d’une série rédactionnelle atlantique baptisée ‘Who Owns America’s Wilderness?’.
Source : Axios
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