{"id":46447,"date":"2024-09-25T15:37:22","date_gmt":"2024-09-25T13:37:22","guid":{"rendered":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/?p=46447"},"modified":"2025-09-25T16:07:44","modified_gmt":"2025-09-25T14:07:44","slug":"the-makers-elisabeth-mertens-boerenbond","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/the-makers-elisabeth-mertens-boerenbond\/","title":{"rendered":"The Makers : Elisabeth Mertens (Boerenbond)"},"content":{"rendered":"\n

On ne fait pas un magazine sans la collaboration de nombreux profils tr\u00e8s divers. Prenons, par exemple, le r\u00f4le du r\u00e9dacteur responsable. Que fait-il exactement ? Nous avons pos\u00e9 la question \u00e0 Elisabeth Mertens, non seulement porte-parole du Boerenbond depuis 2024, mais aussi directrice de la communication et, en tant qu’\u00e9ditrice responsable officieuse et directrice du service d’information, \u00e9troitement impliqu\u00e9e dans la production du magazine des membres Boer & Tuinder.<\/strong>

Pour certains lecteurs plus \u00e2g\u00e9s, le nom de Boer & Tuinder peut sonner comme une cloche dans leur m\u00e9moire audiovisuelle. De 1959 \u00e0 1988 (470 \u00e9pisodes !), l’\u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e \u00ab\u00a0Voor Boer & Tuinder\u00a0\u00bb diffus\u00e9e par le radiodiffuseur public flamand \u00e9tait un rendez-vous r\u00e9gulier le dimanche apr\u00e8s-midi pour toutes les personnes impliqu\u00e9es de pr\u00e8s ou de loin dans le secteur agricole. Apr\u00e8s la fin de l’\u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, Boerenbond a recycl\u00e9 le nom de la marque pour sa publication imprim\u00e9e. Depuis, cette publication est devenue l’un des magazines de membres les mieux con\u00e7us de notre pays.<\/p>\n\n\n\n

Un \u00e9diteur responsable<\/h4>\n\n\n\n

\u00ab\u00a0Boer & Tuinder est notre plateforme \u00e0 360\u00b0 pour la publication d’informations syndicales, \u00e9conomiques et socio-juridiques pertinentes pour nos membres\u00a0\u00bb, explique Elisabeth Mertens, qui a travaill\u00e9 dans le pass\u00e9 pour le groupe Colruyt et dans les cabinets d’hommes politiques belges, entre autres. \u00ab\u00a0Ces informations proviennent souvent du secteur lui-m\u00eame, mais mon r\u00f4le de porte-parole me permet \u00e9galement de sugg\u00e9rer des sujets d’actualit\u00e9, par exemple autour de nouvelles r\u00e9glementations \u00e0 venir ou de d\u00e9cisions gouvernementales ayant un impact sur le secteur agricole.\u00a0\u00bb

De son c\u00f4t\u00e9, son r\u00f4le de r\u00e9dactrice en chef ou de secr\u00e9taire de r\u00e9daction, comme on l’appelle dans le magazine, est de nature plus strat\u00e9gique. Tout d’abord, elle doit s’assurer que les d\u00e9lais sont respect\u00e9s et que le magazine est disponible chaque semaine. En ce qui concerne le contenu, elle veille \u00e0 ce qu’il soit bien r\u00e9parti entre tous les secteurs pour lesquels Boerenbond fournit des services et \u00e0 ce qu’il soit v\u00e9rifi\u00e9 deux fois. L’objectif est de mettre sur le march\u00e9 un magazine beau et vari\u00e9 et de g\u00e9rer l’\u00e9quipe, en \u00e9troite collaboration avec le r\u00e9dacteur en chef. \u00ab\u00a0Le r\u00e9dacteur en chef s’occupe du fonctionnement quotidien et du suivi du contenu, tandis que je veille aux grandes lignes de la communication strat\u00e9gique, par exemple si nous voulons \u00eatre un magazine d’approfondissement ou de bien-\u00eatre\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Mertens.<\/p>\n\n\n\n

Beaucoup de resources<\/h4>\n\n\n\n

\u00a0Boer & Tuinder est peut-\u00eatre un magazine de membres, mais il est g\u00e9r\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re que tout magazine de qualit\u00e9 qui se respecte, en particulier depuis le changement de marque mis en \u0153uvre au d\u00e9but de 2019. Le journal Boer & Tuinder et le magazine professionnel bimensuel Management & Technique ont ensuite \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s dans le nouveau magazine hebdomadaire Boer & Tuinder, qui est actuellement tir\u00e9 \u00e0 14 419 exemplaires, et davantage d’efforts ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9s en ligne.<\/p>\n\n\n\n

\"\"<\/figure>\n\n\n\n

Il est frappant de constater que Boerenbond investit massivement dans sa strat\u00e9gie de contenu. Beaucoup de choses se passent \u00e9galement en interne. Boer & Tuinder compte cinq journalistes permanents, en plus d’un r\u00e9dacteur en chef, de quelques pigistes et du service d’\u00e9tudes interne qui fournissent du contenu et des commentaires. L’agence dispose \u00e9galement de son propre studio graphique. La r\u00e9gie publicitaire est \u00e9galement assur\u00e9e en interne. \u00ab\u00a0Il y a les annonces de nos partenaires habituels, mais nous recherchons \u00e9galement de mani\u00e8re proactive des entreprises qui souhaitent faire de la publicit\u00e9 dans notre magazine\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 M. Mertens. \u00ab\u00a0Nous essayons de placer des annonces li\u00e9es au contenu. En outre, nous publions du contenu de marque, notamment notamment celui de notre partenaire KBC. La grande majorit\u00e9 de nos revenus publicitaires provient toujours de la presse \u00e9crite.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n

Des journalistes multim\u00e9dias<\/h4>\n\n\n\n

Boer & Tuinder est donc, en 2024, bien plus qu’une \u00e9dition imprim\u00e9e hebdomadaire. L’agriculteur belge attend \u00e9galement de son magazine membre une strat\u00e9gie \u00e0 360\u00b0… \u00ab\u00a0Certains articles de notre magazine apparaissent \u00e9galement sur le site web et nous couvrons des sujets d’actualit\u00e9 par le biais de nos newsletters\u00a0\u00bb, explique Elisabeth Mertens. \u00ab\u00a0En outre, nous sommes actifs sur les m\u00e9dias sociaux (Facebook, Instagram et LinkedIn) qui sont de plus en plus pour nous un canal de communication \u00e0 part enti\u00e8re. Nous y postons \u00e9galement du contenu audiovisuel des reportages de notre magazine, via des rubriques telles que \u2019Boer in de Kijker’, \u2018Wie is wie\u2019, … Nous avons vraiment mis\u00e9 sur le journalisme vid\u00e9o. Nos journalistes doivent \u00eatre capables de fournir du contenu sous forme imprim\u00e9e, mais aussi sous forme vid\u00e9o et audio. D’ailleurs, pendant la pand\u00e9mie de grippe aviaire, nous avons commenc\u00e9 \u00e0 diffuser des podcasts. Nous diffusons actuellement une s\u00e9rie de podcasts dans lesquels nous expliquons dans quelle mesure l’Europe d\u00e9termine la politique agricole dans notre pays.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n

De bas en haut via WhatsApp<\/h4>\n\n\n\n

L’\u00e9volution de l’utilisation des m\u00e9dias influe \u00e9galement de plus en plus sur le choix du contenu et le positionnement des magazines de Boer & Tuinder. En effet, cette \u00e9volution se fait de plus en plus du bas vers le haut. \u00ab\u00a0Beaucoup de nos membres (16 000 au total, nvdr.) font partie de groupes WhatsApp. C’est ainsi que des communaut\u00e9s spontan\u00e9es se cr\u00e9ent entre eux\u00a0\u00bb, explique Elisabeth Mertens. \u00ab\u00a0De temps en temps, nous essayons de communiquer dans ces groupes, par exemple pour annoncer des \u00e9v\u00e9nements. Nous \u00e9tudions actuellement si ces groupes WhatsApp peuvent devenir des canaux \u00e0 part enti\u00e8re dans notre strat\u00e9gie de communication.\u00a0\u00bb

Qu’en est-il de la dur\u00e9e de vie de la version imprim\u00e9e ? L’\u00e9quilibre d\u00e9licat entre la version imprim\u00e9e et la version en ligne est-il \u00e9galement un casse-t\u00eate pour les magazines membres ? Elisabeth Mertens admet que le rythme hebdomadaire de la version imprim\u00e9e cr\u00e9e des difficult\u00e9s. \u00ab\u00a0Les publications des membres doivent \u00e9galement suivre le rythme rapide de l’actualit\u00e9. C’est pourquoi nous misons sur le num\u00e9rique. L’imprim\u00e9 n’est plus la chose la plus importante pour nous aujourd’hui, et un changement est en train de se produire gr\u00e2ce \u00e0 notre strat\u00e9gie multim\u00e9dia, mais la plupart de nos agriculteurs restent attach\u00e9s \u00e0 l’imprim\u00e9. Nous ne voulons donc pas abandonner notre magazine imprim\u00e9, mais nous essayons de ne pas communiquer deux fois. Nous sommes actuellement en train de faire le choix de publier les articles plus profonds sur papier. Tout cela cr\u00e9e une charge de travail suppl\u00e9mentaire pour assurer la coh\u00e9rence de l’ensemble\u00a0\u00bb, explique l’expert en communication. \u00ab\u00a0L’\u00e9poque o\u00f9 un journaliste se rendait sur place pour un reportage ou une interview, r\u00e9digeait tranquillement son article et le transmettait est r\u00e9volue\u00a0\u00bb, ajoute Mertens. \u00ab\u00a0Aujourd’hui, en tant que journaliste, vous devez \u00e9galement prendre des photos, enregistrer des vid\u00e9os, mettre \u00e0 jour les m\u00e9dias sociaux avec un contenu personnalis\u00e9, … Cela prend beaucoup de temps et ce temps doit \u00eatre r\u00e9investi d’une mani\u00e8re ou d’une autre\u00a0\u00bb, conclut Mertens, qui ajoute qu’elle est une amoureuse de l’imprim\u00e9, m\u00eame si elle lit beaucoup en num\u00e9rique pour son travail. Elle pr\u00e9f\u00e8re lire des magazines d’actualit\u00e9 politique, tels que The Economist et Knack. \u00ab\u00a0Je pense que l’aspect d’un magazine est tr\u00e8s important. Le choix du papier et la finition du magazine d\u00e9terminent \u00e9galement l’exp\u00e9rience de lecture. Nous essayons \u00e9galement d’int\u00e9grer ces \u00e9l\u00e9ments dans Boer & Tuinder. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Avez-vous d\u00e9j\u00e0 lu ceci ?<\/h4>\n\n\n\n