{"id":45754,"date":"2023-06-27T17:20:18","date_gmt":"2023-06-27T15:20:18","guid":{"rendered":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/?p=45754"},"modified":"2023-07-27T15:45:03","modified_gmt":"2023-07-27T13:45:03","slug":"etude-reuters-linformation-numerique-gagne-en-importance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/etude-reuters-linformation-numerique-gagne-en-importance\/","title":{"rendered":"\u00c9tude Reuters : l\u2019information num\u00e9rique gagne en importance"},"content":{"rendered":"\n

L\u2019int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral pour les m\u00e9dias d\u2019information traditionnels a beau \u00eatre en baisse, la confiance qui leur est t\u00e9moign\u00e9e reste assez \u00e9lev\u00e9e (surtout par rapport \u00e0 nos pays voisins). Et tandis que l\u2019essor des plateformes num\u00e9riques reste ind\u00e9niable, le nombre de gens qui \u00e9vitent totalement l\u2019information semble avoir atteint un plafond. C\u2019est ce qui ressort de l\u2019\u00e9dition 2023 du News Report du Reuters Institute.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n

En g\u00e9n\u00e9ral, la Belgique peut toujours se targuer d\u2019un paysage d\u2019information \u00e9nergique dans lequel les m\u00e9dias d\u2019information jouissent d\u2019une confiance plut\u00f4t \u00e9lev\u00e9e. L\u2019\u00e9tude du Reuters Institute r\u00e9v\u00e8le par exemple que, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, 44 % des Belges font confiance \u00e0 ce que les m\u00e9dias d\u2019information leur racontent. Avec ce chiffre, nous faisons mieux que nos pays voisins. L\u2019Allemagne reste encore dans notre sillage avec 43 %, mais le Royaume-Uni (33 %) et la France (30 %) sont clairement distanc\u00e9s. Seuls les N\u00e9erlandais nous d\u00e9passent all\u00e8grement, atteignant 57 %, mais ils font partie du top 5 des pays qui accordent le plus de confiance aux m\u00e9dias d\u2019information. Le laur\u00e9at europ\u00e9en dans ce groupe est par ailleurs la Finlande, avec 69 %. La lanterne rouge sur le vieux continent est la Gr\u00e8ce, avec 19 %.<\/p>\n\n\n\n

Il convient toutefois de nuancer le chiffre relativement \u00e9lev\u00e9 de la Belgique \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019\u00e9cart assez important entre le nord et le sud du pays. En Flandre, le pourcentage de gens qui font confiance aux sources d\u2019information s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 51 %, alors qu\u2019en Wallonie ce chiffre est beaucoup plus bas avec 36 %. Les niveaux de confiance dans le nord correspondent davantage \u00e0 ceux aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, tandis que les niveaux de confiance dans le sud sont similaires \u00e0 ceux en France et dans les pays d\u2019Europe du Sud. Au-del\u00e0 des diff\u00e9rences culturelles, nous sommes probablement confront\u00e9s ici \u00e0 l’incertitude \u00e9conomique en tant que facteur fortement li\u00e9 au d\u00e9clin de la confiance institutionnelle, affirment les rapporteurs.<\/p>\n\n\n\n

Le service public<\/h2>\n\n\n\n

Pour ce qui est des marques d\u2019information, ce sont les cha\u00eenes publiques qui, tant en Flandre qu\u2019en Wallonie, s\u2019adjugent les meilleurs scores. Quelque 76 % des Flamands disent faire confiance \u00e0 l\u2019information du journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 de la VRT. C\u00f4t\u00e9 journal parl\u00e9 de la RTBF, ce chiffre s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 68 %. Viennent ensuite les cha\u00eenes de radio du service public, juste devant les quotidiens.<\/p>\n\n\n\n

Ces derni\u00e8re ann\u00e9es, le nombre de personnes d\u00e9clarant que, dans une certaine mesure (souvent, de temps en temps ou parfois), elles \u00e9vitent l\u2019information a aussi \u00e9t\u00e9 en constante augmentation. Avec 63 % des personnes interrog\u00e9es, ce chiffre peut difficilement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme faible, mais il semblerait qu\u2019un plafond soit peu \u00e0 peu atteint, car par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9dition pr\u00e9c\u00e9dente du News Report, il n\u2019a plus augment\u00e9. Pour la grande majorit\u00e9 des consommateurs d\u2019information, l\u2019\u00e9vitement occasionnel des nouvelles peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9l\u00e9ment normal du r\u00e9gime d\u2019information, m\u00eame s\u2019il existe tout de m\u00eame aussi un groupe de gens (heureusement beaucoup plus restreint) qui \u00e9vitent syst\u00e9matiquement l\u2019information.<\/p>\n\n\n\n

Digital first<\/h2>\n\n\n\n

L\u2019\u00e9tude Reuters confirme par ailleurs aussi l\u2019essor de plateformes d\u2019information num\u00e9riques et mobiles qui gagnent \u00e9norm\u00e9ment en importance. Surtout apr\u00e8s la crise du coronavirus et la guerre en Ukraine, ce shift semble encore s\u2019acc\u00e9l\u00e9rer. Dans ce cadre, il est frappant de constater que 22 % seulement des r\u00e9pondants d\u00e9clarent qu\u2019ils consomment principalement l\u2019information num\u00e9rique via une appli ou un site Web. La grande majorit\u00e9 le fait via les m\u00e9dias sociaux, les moteurs de recherche et les agr\u00e9gateurs. Il semble aussi y avoir un changement dans les plateformes qui contribuent \u00e0 d\u00e9terminer la consommation d\u2019information. Ainsi, l\u2019influence de Facebook sur le journalisme a diminu\u00e9, tandis que celle de YouTube et, principalement, TikTok a fortement augment\u00e9. Sur Facebook et Twitter, ce sont toujours aussi surtout des journalistes traditionnels qui font la pluie et le beau temps, alors que sur des plateformes comme TikTok, Snapchat et Instagram, ce sont principalement des c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, des influenceurs et des personnalit\u00e9s des m\u00e9dias sociaux qui captent le plus l\u2019attention.<\/p>\n\n\n\n

Il n\u2019est pas encore dit non plus que ce type de plateformes en ligne continuera \u00e0 progresser. 30 % seulement de toutes les personnes interrog\u00e9es indiquent que les algorithmes qui recommandent les informations en partant de ce sur quoi on a d\u00e9j\u00e0 cliqu\u00e9 sont une bonne chose. Dans l\u2019\u00e9tude pr\u00e9c\u00e9dente, il s\u2019agissait encore de 36 %. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des consommateurs d\u2019information flamands tentent aussi de g\u00e9rer son flux d\u2019information en (d\u00e9)suivant ou bloquant consciemment des profils ou en modifiant d\u2019autres param\u00e8tres. Ils le font principalement pour obtenir une offre plus fiable et des opinions plus diverses.<\/p>\n\n\n\n

Payer pour l\u2019information (positive)<\/h2>\n\n\n\n

Il ressort en outre que de plus en plus de Flamands sont pr\u00eats \u00e0 payer pour une information en ligne de qualit\u00e9. Pendant des ann\u00e9es, ce pourcentage \u00e9tait rest\u00e9 stable, avoisinant les 12 %. En 2021 et en 2022 il a soudain grimp\u00e9 \u00e0 pr\u00e8s de 17 %, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne mondial baptis\u00e9 le \u2018Covid bump\u2019. Cette ann\u00e9e, ce pourcentage a de nouveau l\u00e9g\u00e8rement recul\u00e9 \u00e0 16 %, m\u00eame si c\u2019est sans doute d\u00fb en grande partie \u00e0 la forte inflation qui pr\u00e9vaut, ainsi qu\u2019\u00e0 la forte hausse du co\u00fbt de la vie. Pour l\u2019instant, il est impossible de savoir si les entreprises de m\u00e9dias parviendront une nouvelle fois \u00e0 hausser ce pourcentage. La Norv\u00e8ge (39 %) et la Su\u00e8de (33 %) d\u00e9montrent en tout cas que c\u2019est possible.<\/p>\n\n\n\n

Enfin, quelque 47 % des Flamands d\u00e9clarent qu\u2019ils pr\u00e9f\u00e8rent une information fournissant un update rapide sur l\u2019actualit\u00e9, mais une part tout aussi importante se dit int\u00e9ress\u00e9e par une information qui apporte des solutions ; 50 % est m\u00eame int\u00e9ress\u00e9 par des r\u00e9cits d\u2019information plus positifs. Un journalisme constructif et orient\u00e9 solution pourrait donc encore renforcer l\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019information, ainsi que la relation entre les m\u00e9dias d\u2019information et leur public.<\/p>\n\n\n\n

Source : Reuters – Digital News Report 2023<\/a><\/p>\n\n\n\n

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