{"id":43084,"date":"2022-09-28T09:12:12","date_gmt":"2022-09-28T07:12:12","guid":{"rendered":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/?p=43084"},"modified":"2022-11-10T15:49:11","modified_gmt":"2022-11-10T14:49:11","slug":"a-qui-faire-confiance-quand-au-fond-on-ne-fait-pas-vraiment-confiance-a-qui-que-ce-soit","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/a-qui-faire-confiance-quand-au-fond-on-ne-fait-pas-vraiment-confiance-a-qui-que-ce-soit\/","title":{"rendered":"\u00c0 qui faire confiance quand, au fond, on ne fait pas vraiment confiance \u00e0 qui que ce soit ?"},"content":{"rendered":"
La question peut sembler loufoque, mais dans le paysage m\u00e9dia actuel la r\u00e9ponse devient toujours plus essentielle. Le groupe de ceux qui se m\u00e9fient de l\u2019information et des m\u00e9dias ne cesse de cro\u00eetre. Pour pouvoir les toucher malgr\u00e9 tout, il convient de mieux comprendre leur processus de jugement et ce qui les pousse \u00e0 d\u00e9crocher. \u00c0 travers son rapport Trust in News, Reuters offre une meilleure compr\u00e9hension de la probl\u00e9matique, parvenant \u00e0 d\u00e9gager 6 facteurs d\u00e9terminants.<\/strong><\/em><\/p>\n Comment les gens qui ont peu de confiance dans les sources d\u2019information choisissent-ils les m\u00e9dias qui m\u00e9ritent leur confiance\u00a0? C\u2019est la question que se pose Reuters<\/strong> dans un nouveau rapport. Dans le cadre du projet Trust in News<\/strong>, 100 personnes ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9es au Br\u00e9sil, en Inde, au Royaume-Uni et aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n De nombreux r\u00e9pondants dans le groupe des \u2018g\u00e9n\u00e9ralement sans confiance\u2019 voient les plateformes num\u00e9riques comme des ressources pour le moins pratiques, voire souvent essentielles dans l\u2019accomplissement de fonctions importantes dans la vie quotidienne. Ceci contraste fortement avec les opinions extr\u00eamement n\u00e9gatives qu\u2019ils soutiennent \u00e0 propos de la plupart des actualit\u00e9s, qu\u2019ils jugent non pertinentes et d\u00e9primantes.<\/p>\n Certains expriment leur profonde inqui\u00e9tude quant \u00e0 la d\u00e9sinformation, aux agendas commerciaux et aux atteintes \u00e0 la vie priv\u00e9e, mais ils font souvent toujours confiance aux plateformes pour v\u00e9rifier, contr\u00f4ler ou donner la priorit\u00e9 aux sources les plus fiables. Malgr\u00e9 leur inqui\u00e9tude, plusieurs r\u00e9pondants de ce groupe indiquent qu\u2019ils appr\u00e9cient la fa\u00e7on dont les plateformes s\u2019ouvrent \u00e0 diff\u00e9rentes perspectives, ce qui permet aux gens de former leur propre opinion.<\/p>\n L\u2019\u00e9tude r\u00e9v\u00e8le que ce groupe sp\u00e9cifique \u2013 celui des gens ayant une confiance inf\u00e9rieure \u00e0 la moyenne dans l\u2019information et s\u2019int\u00e9ressant peu \u00e0 la politique \u2013 a peu de chances de rencontrer de l\u2019information sur ses plateformes habituelles. Lorsque c\u2019est le cas, ils sont indiff\u00e9rents face aux actualit\u00e9s. En outre, celles-ci se concentrent alors g\u00e9n\u00e9ralement sur des sujets plus l\u00e9gers, comme le divertissement.<\/p>\n Ils se font ensuite tr\u00e8s rapidement une opinion sur la cr\u00e9dibilit\u00e9 des informations qu\u2019ils se voient pr\u00e9senter via Facebook, Google ou WhatsApp, car ils sont peu nombreux \u00e0 avoir tendance \u00e0 cliquer. Ils se limitent \u00e0 l\u2019information minimale (par exemple aux gros titres ou aux images) propos\u00e9e via les plateformes m\u00eames. Dans ce cadre, ce qu\u2019ils savent d\u00e9j\u00e0 sur la r\u00e9putation de marques \u2013 dans beaucoup de cas cette connaissance est plut\u00f4t limit\u00e9e et n\u00e9gative \u2013 joue \u00e9galement un r\u00f4le important.<\/p>\n Les chercheurs ont identifi\u00e9 six facteurs influen\u00e7ant l\u2019avis sur les informations\u00a0:<\/p>\n Titres<\/strong>. Lorsque les gens ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 donner leur avis sur les gros titres faisant la une des journaux, les chercheurs ont fait un constat frappant. Ce ne sont pas les titres captivants et accrocheurs qui poussent ce groupe \u00e0 les juger de fa\u00e7on positive. Que du contraire\u00a0: ils disent se m\u00e9fier d\u2019un titre accrocheur. Plus le titre est ennuyeux, plus il y aura de chances que l\u2019information est fiable, concluent-ils.<\/p>\n Image.<\/strong> L\u2019utilisation et le choix d\u2019images ou de vid\u00e9os est sans doute le facteur visuel le plus frappant lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019attirer l\u2019attention des utilisateurs.<\/p>\n Les images en elles-m\u00eames constituent souvent un indicateur important de la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l\u2019information. Selon les r\u00e9pondants, elles offrent un moyen au public de voir les \u00e9v\u00e9nements de l\u2019actualit\u00e9 de leurs propres yeux \u2013 un point qui, aux dires de nombreux d\u2019entre eux, est important avant d\u2019envisager de croire l\u2019information.<\/p>\n Indices sociaux.<\/strong> Qui partage l\u2019information sur Facebook ou WhatsApp est un facteur dans l\u2019\u00e9valuation de la fiabilit\u00e9 de celle-ci et dans l\u2019implication dans l\u2019article (nombre de \u2018j\u2019aime\u2019, commentaires, \u2026).<\/p>\n Indices li\u00e9s \u00e0 la plateforme <\/strong>(likes, labels et l\u2019ordre d\u2019apparition des informations). Les r\u00e9pondants ont \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 s\u2019attarder sur diff\u00e9rents indicateurs propres \u00e0 chaque plateforme. Sur Facebook, par exemple, les \u2018j\u2019aime\u2019 aident \u00e0 contextualiser l\u2019information qu\u2019ils rencontrent. Ce qui est surtout frappant sur Google, c\u2019est l\u2019ordre des r\u00e9sultats de recherche. Toutes plateformes confondues (Facebook, Google et WhatsApp), les r\u00e9pondants sont cependant nombreux \u00e0 avoir difficile \u00e0 d\u00e9terminer d\u2019o\u00f9 vient l\u2019information.<\/p>\n La v\u00e9rification et les labels sur Facebook aident aussi. Un r\u00e9pondant a par exemple d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il avait confiance en une cha\u00eene d\u2019information \u00ab\u00a0parce que cette source est marqu\u00e9e d\u2019une coche bleue, signifiant qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 v\u00e9rifi\u00e9e par Facebook\u00a0\u00bb.<\/p>\n En m\u00eame temps, les r\u00e9pondants \u2013 comme la plupart des gens \u2013 ne semblent pas bien savoir comment fonctionnent les plateformes pour leur proposer l\u2019actualit\u00e9.<\/p>\n Marques m\u00e9dia<\/strong>. Les jugements existants de sources d\u2019information sont souvent n\u00e9gatifs et bas\u00e9s sur des informations et exp\u00e9riences limit\u00e9es.<\/p>\n Confront\u00e9s \u00e0 des sources qui leur sont inconnues, divers r\u00e9pondants indiquent qu\u2019ils les prennent avec un \u2018grain de sel\u2019. Bien qu\u2019ils ne cliquent g\u00e9n\u00e9ralement pas sur ce genre de liens, ils d\u00e9crivent souvent qu\u2019ils op\u00e8rent une s\u00e9rie de jugements rapides bas\u00e9s sur le look du site Web, les publicit\u00e9s et d\u2019autres signes ext\u00e9rieurs. Certains \u00e9voquent aussi l\u2019utilisation de moteurs de recherche pour les aider \u00e0 contr\u00f4ler l\u2019information rencontr\u00e9e sur d\u2019autres plateformes.<\/p>\n Publicit\u00e9<\/strong>. Il ressort que les r\u00e9pondants sont aussi carr\u00e9ment sceptiques quant \u00e0 la valeur des r\u00e9cits libell\u00e9s de \u2018contenu parrain\u00e9\u2019.<\/p>\n Souvent, le signal que des nouvelles ou des r\u00e9sultats de recherche sont parrain\u00e9s d\u00e9terminera s\u2019ils y pr\u00eatent de l\u2019attention ou non, et s\u2019ils leur font confiance. G\u00e9n\u00e9ralement, les publicit\u00e9s sont per\u00e7ues comme autant de messages qu\u2019il convient de sauter ou d\u2019ignorer. Les messages sponsoris\u00e9s sont souvent abord\u00e9s comme \u00e9tant intrins\u00e8quement suspects, car ils sont vus comme \u00e9tant ax\u00e9s sur le profit.<\/p>\n Dans les rares cas ou les r\u00e9pondants ont bel et bien cliqu\u00e9 vers des sites d\u2019information, la publicit\u00e9 est aussi cit\u00e9e comme facteur pertinent dans l\u2019\u00e9valuation du taux de cr\u00e9dibilit\u00e9 d\u2019un organisme d\u2019information. Plusieurs personnes \u00e9voquent la pr\u00e9sence de publicit\u00e9s ou de caract\u00e9ristiques des annonces (par exemple \u00e0 quel point elles \u00e9taient perturbantes, s\u2019il s\u2019agissait de pop-ups) comme indications majeures pour d\u00e9terminer la fiabilit\u00e9.<\/p>\n Toucher ce groupe de gens n\u00e9cessite un plus grand effort de la part de m\u00e9dias qui cherchent \u00e0 gagner leur confiance. Les chercheurs recommandent des efforts de marque plus coh\u00e9rents et continuels pour que la r\u00e9putation de sources qualitatives soit solide et largement accept\u00e9e.<\/p>\n Par ailleurs, les m\u00e9dias doivent porter une attention plus minutieuse aux modes de pr\u00e9sentation de leurs r\u00e9cits dans des espaces num\u00e9riques et \u00e0 la fa\u00e7on dont cela impacte la confiance\u00a0; des images en regard des gros titres et du m\u00e9lange des sujets dispers\u00e9s, au ton et au langage dans les br\u00e8ves que les utilisateurs voient passer \u00e0 des instants fugaces.<\/p>\n Lorsqu\u2019ils naviguent \u00e0 travers l\u2019information, tous les utilisateurs de plateformes num\u00e9riques s\u2019en remettent \u00e0 des signaux ou des raccourcis pour ainsi pouvoir fouiller de grandes quantit\u00e9s de fa\u00e7on routini\u00e8re. Ces strat\u00e9gies sont toutefois tout sauf infaillibles. Il suffit de penser aux images et aux vid\u00e9os, si souvent \u00e9voqu\u00e9es en guise de signes d\u2019authenticit\u00e9, mais qui aujourd\u2019hui sont facilement manipulables.<\/p>\n Alors que des plateformes comme Facebook et WhatsApp permettent aux gens d\u2019utiliser plus facilement l\u2019expertise de leurs amis et de leurs proches en compl\u00e9ment \u00e0 ou remplacement de la leur, les comp\u00e9tences et les connaissances sont in\u00e9galement r\u00e9parties au sein du public. Ceux qui ont sans doute le plus besoin d\u2019aide, entreront probablement le moins en contact avec les gens qui ont le savoir-faire pour effectivement les aider.<\/p>\n Du fait que ces gens sont confront\u00e9s \u00e0 de l\u2019actualit\u00e9 sur des plateformes qui ne sont pas des sites Web propres aux marques d\u2019information, les plateformes num\u00e9riques se voient aussi conf\u00e9rer une responsabilit\u00e9. Elles doivent \u00eatre conscientes du r\u00f4le que jouent leurs d\u00e9cisions en mati\u00e8re de conception et de technologies dans l\u2019\u00e9valuation de l\u2019information par les utilisateurs.<\/p>\n Lisez le rapport complet ici.<\/a><\/p>\n Source<\/strong> :<\/strong> These six indicators determine engagement for consumers with low media trust<\/a><\/p>\n Lisez aussi :<\/strong><\/p>\n La question peut sembler loufoque, mais dans le paysage m\u00e9dia actuel la r\u00e9ponse devient toujours plus essentielle. Le groupe de ceux qui se m\u00e9fient de l\u2019information et des m\u00e9dias ne cesse de cro\u00eetre. Pour pouvoir les toucher malgr\u00e9 tout, il convient de mieux comprendre leur processus de jugement et ce…<\/p>\n","protected":false},"author":413,"featured_media":43082,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[739],"tags":[1548,3076,563,3475,3474],"class_list":["post-43084","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-research","tag-facebook-fr","tag-reuters-fr","tag-social-media-fr","tag-trust-in-news-project-2","tag-whatsapp-2"],"acf":[],"yoast_head":"\nDes plateformes num\u00e9riques essentielles<\/h2>\n
Des avis rapides et superficiels sur l\u2019actualit\u00e9<\/h2>\n
6 facteurs qui impactent l\u2019avis sur les informations<\/h2>\n
<\/p>\nQu\u2019est-ce que \u00e7a signifie pour les m\u00e9dias\u00a0?<\/h2>\n
Responsabilit\u00e9 partag\u00e9e avec les plateformes num\u00e9riques<\/h2>\n
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