{"id":41868,"date":"2022-01-17T08:29:17","date_gmt":"2022-01-17T07:29:17","guid":{"rendered":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/?p=41868"},"modified":"2022-01-17T09:31:14","modified_gmt":"2022-01-17T08:31:14","slug":"media-2030-print-presse-ou-medias-de-lecture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/media-2030-print-presse-ou-medias-de-lecture\/","title":{"rendered":"Print\u00a0? Presse\u00a0? Ou m\u00e9dias de lecture\u00a0?"},"content":{"rendered":"
Le print existera-t-il encore en 2030\u00a0? C\u2019est probable, concluent nos voisins bataves dans un pronostic. Pouvons-nous toutefois encore utiliser les termes \u2018print\u2019 et \u2018presse\u2019\u00a0? Ou alors, vaut-il mieux r\u00e9partir le paysage m\u00e9dia en m\u00e9dias de lecture, de vision et d\u2019\u00e9coute\u00a0? Manifestement, les annonceurs attachent beaucoup de valeur aux premiers\u00a0: 62 % de leurs investissements sont destin\u00e9s aux m\u00e9dias de lecture.<\/em><\/p>\n Lisez aussi :\u00a02021 en 9 citations m\u00e9morables<\/a><\/strong><\/p>\n La baisse tendancielle de la lecture papier se poursuit et d\u2019autres titres dispara\u00eetront, peut-on lire dans le rapport Media 2030. Le canal magazine continuera toutefois \u00e0 exister pour des cibles et des niches sp\u00e9cifiques. Le lecteur prend toujours plus d\u2019importance en tant que financier du contenu. Certains titres quittent le domaine du papier pour poursuivre leur existence dans la sph\u00e8re num\u00e9rique.<\/p>\n Aux Pays-Bas, Nielsen rapporte depuis 2015 une ventilation vision \/ lecture \/ \u00e9coute, bas\u00e9e sur l\u2019activit\u00e9 m\u00e9dia, quels que soient le canal et\/ou le type de m\u00e9dia. Ce rapportage r\u00e9v\u00e8le qu\u2019au fil des ann\u00e9es, les d\u00e9penses des annonceurs en vision, lecture et \u00e9coute sont tr\u00e8s constantes.<\/p>\n La lecture est l\u2019activit\u00e9 la plus importante aux yeux des annonceurs. D\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, ceux-ci d\u00e9pensent environ 62 % de leur budget dans des environnements o\u00f9 le consommateur m\u00e9dia lit<\/em>, dans le sens le plus large du terme. Avant, surtout sur papier, mais au fil du temps la lecture \u2018digitale\u2019 est venue s\u2019y ajouter. Cette derni\u00e8re comprend aussi l\u2019utilisation des m\u00e9dias sociaux, la messagerie \u00e9lectronique et le Search<\/em>.<\/p>\n Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les budgets annonceur pour le volet lecture ont gliss\u00e9 sans bruit du papier au num\u00e9rique. Dans la p\u00e9riode \u00e9coul\u00e9e, les parts de la vision et de l\u2019\u00e9coute sont aussi rest\u00e9es quasi les m\u00eames. Sur ce point, peu de choses semblent avoir chang\u00e9 dans le monde des m\u00e9dias, mais rien n\u2019est moins vrai\u00a0: les journaux se sont mu\u00e9s en m\u00e9dias d\u2019information, les titres deviennent des marques m\u00e9dia, les tirages ne comptent plus et les abonn\u00e9s se font d\u00e9sormais appeler \u2018relations de paiement\u2019.<\/p>\n Aujourd\u2019hui, ces relations de paiement repr\u00e9sentent une part du chiffre d\u2019affaires de plus de 80 %, ce qui fait que les caprices de l\u2019annonceur ont toujours moins d\u2019impact sur la politique \u00e0 suivre. La question est de savoir si d\u2019ici 2030 l\u2019annonceur aura compl\u00e8tement disparu des titres print, le consommateur devenant ainsi le seul financier du contenu papier.<\/p>\n Quels sont les magazines qui survivront \u00e0 la prochaine d\u00e9cennie, selon Het Media Loket ? Des titres sp\u00e9cialis\u00e9s (niches), des publications d\u2019affaires \u00e0 diffusion contr\u00f4l\u00e9e et des \u2018magazines d\u2019auto-indulgence\u2019, comme Linda et Happinez aux Pays-Bas. S\u2019ils ont plus de chances de tenir jusqu\u2019aux ann\u00e9es \u201930, cela devra se faire avec un mod\u00e8le d\u2019affaires bas\u00e9 en majeure partie sur les revenus des lecteurs.<\/p>\n C\u2019est \u00e0 la fois un choix judicieux et une n\u00e9cessit\u00e9 absolue. En effet, les magazines deviennent de plus en plus un article de luxe. Selon le rapport, le risque que cela comporte est qu\u2019\u00e0 cause de l\u2019audience limit\u00e9e ils perdraient de leur pertinence aux yeux des annonceurs.<\/p>\n D\u00e9fensivement, les journaux glisseront toujours plus vers le segment magazine \u2013 une tendance qui se dessine depuis des ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 \u2013 et ils contiendront toujours moins d\u2019actualit\u00e9 parce que le canal est trop lent. Du coup, ils se d\u00e9veloppent toujours davantage comme hebdomadaires et, maintenant une fr\u00e9quence qui ne sera plus quotidienne, ils devront vivre de la qualit\u00e9 de leurs contenus, leurs interviews, leurs articles de fond et leurs commentaires et explications, financ\u00e9s en grande partie par les \u2018relations de paiement\u2019.<\/p>\n En conclusion, les experts affirment que la publicit\u00e9 print ne dispara\u00eetra pas enti\u00e8rement. En tout cas pas avant 2030. Malgr\u00e9 l\u2019\u00e9chelle d\u00e9croissante, les lecteurs et les annonceurs pourront continuer \u00e0 se rencontrer au sein de niches pour ce qui concerne les magazines.<\/p>\n Beaucoup de titres desservent toujours un public sp\u00e9cifique, et ce, de fa\u00e7on rentable, amplifi\u00e9s d\u2019extensions num\u00e9riques comme l\u2019on-line, les m\u00e9dias sociaux et les \u00e9v\u00e9nements. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les grands annonceurs continuent \u00e0 chercher \u00e0 communiquer \u00e0 grande \u00e9chelle, ce qui devient de plus en plus ardu surtout dans les magazines. \u00c0 plus long terme, ce sont surtout les magazines qui subiront la concurrence du m\u00e9tavers, pr\u00e9dit l\u2019auteur du rapport.<\/p>\n Les experts sont unanimes pour dire que les canaux m\u00e9dia restent importants pour les annonceurs. De leurs propres moyens, ils ne sont pas capables de toucher des groupes cibles \u00e0 grande \u00e9chelle. Ni aujourd\u2019hui, ni dans dix ans. Les canaux des m\u00e9dias de masse resteront n\u00e9cessaires pour construire des marques et lancer des propositions, mais le paysage dans lequel on doit s\u2019y appliquer a radicalement chang\u00e9 et continuera \u00e0 se modifier dans les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n Bien s\u00fbr, cela aide quand les annonceurs s\u2019engagent dans une relation directe avec leurs clients. Avec la disparition des cookies tiers surtout, \u00e7a les aidera \u00e0 continuer \u00e0 faire de la publicit\u00e9 de fa\u00e7on pertinente et cibl\u00e9e. En outre, les donn\u00e9es client (first party) gagnent en importance.<\/p>\n Les marques qui, par nature, n\u2019ont pas de relation directe avec leurs clients, mais dont la relation passe par le retail ou des interm\u00e9diaires, devront investir davantage dans celle-ci pour ne pas s\u2019abandonner aux grandes plateformes de type Amazon, qui, dans les r\u00e9sultats de recherche, d\u00e9terminent quelles marques et produits apparaissent dans quel ordre.<\/p>\n Le rapport pr\u00e9dit qu\u2019au niveau des d\u00e9penses m\u00e9dia totales peu de choses changeront dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Seulement, l\u2019enregistrement actuel offre une vue toujours plus tronqu\u00e9e sur les flux financiers r\u00e9els.<\/p>\n On suppose que le gaming \u2013 et en particulier le gamevertising <\/em>\u2013 est sans doute bien plus important que tous les m\u00e9dias ensemble, mais il est \u00e0 peine mesur\u00e9. Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, cette partie invisible ne fera que cro\u00eetre.<\/p>\n Il est clair que l\u2019annonceur cherchera de plus en plus son salut en dehors des canaux m\u00e9dia traditionnels et qu\u2019un budget toujours plus important ira \u00e0 plus de canaux (num\u00e9riques) diff\u00e9rents. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne s\u2019amplifiera tr\u00e8s rapidement avec l\u2019essor de plateformes comme le m\u00e9tavers et la croissance du gaming. Le d\u00e9fi pour les marques m\u00e9dia existantes consiste d\u00e8s lors \u00e0 se tailler une place dans cet \u00e9cosyst\u00e8me in\u00e9dit.<\/p>\n Source\u00a0: Media 2030, Het Medialoket<\/a><\/p>\n A lire aussi :<\/p>\n Le print existera-t-il encore en 2030\u00a0? C\u2019est probable, concluent nos voisins bataves dans un pronostic. Pouvons-nous toutefois encore utiliser les termes \u2018print\u2019 et \u2018presse\u2019\u00a0? Ou alors, vaut-il mieux r\u00e9partir le paysage m\u00e9dia en m\u00e9dias de lecture, de vision et d\u2019\u00e9coute\u00a0? Manifestement, les annonceurs attachent beaucoup de valeur aux premiers\u00a0: 62…<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":41885,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[739],"tags":[3228,1022,3234,3233,3229,435,653],"class_list":["post-41868","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-research","tag-3228","tag-concours","tag-gamevertising-fr","tag-gaming-fr","tag-media-lecture","tag-presse-fr","tag-print-fr"],"acf":[],"yoast_head":"\nLire, regarder et \u00e9couter<\/h2>\n
Graphique 3.2 : parts des d\u00e9penses m\u00e9dia nettes en fonction de l\u2019activit\u00e9 m\u00e9dia, 2015 \u2013 2020. <\/em>Source\u00a0: Nielsen<\/em><\/span><\/p>\nMarques m\u00e9dia et relations de paiement<\/h2>\n
Graphique d\u00e9penses m\u00e9dia nettes 2000-2020<\/span><\/em><\/p>\nQuels m\u00e9dias survivront \u00e0 la d\u00e9cennie\u00a0?<\/h2>\n
Une fusion des magazines et des journaux\u00a0?<\/h2>\n
Faire de la publicit\u00e9 print en 2030\u00a0?<\/h2>\n
Cons\u00e9quences pour les annonceurs<\/h2>\nLe gamevertising deviendra-t-il le plus grand m\u00e9dia\u00a0?<\/h2>\n
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