{"id":30092,"date":"2020-07-10T14:07:27","date_gmt":"2020-07-10T12:07:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=30092"},"modified":"2020-08-12T13:29:33","modified_gmt":"2020-08-12T11:29:33","slug":"gal-dem-la-lutte-pour-legalite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/gal-dem-la-lutte-pour-legalite\/","title":{"rendered":"Gal-dem, la lutte pour l\u2019\u00e9galit\u00e9"},"content":{"rendered":"

En ces temps o\u00f9 le racisme et la discrimination sont en recrudescence, tout le monde se doit de prendre position. Les magazines et les journalistes jouent un r\u00f4le important dans la fa\u00e7on dont sont appr\u00e9hend\u00e9s ces concepts. Le p\u00e9riodique britannique gal-dem s\u2019attaque \u00e0 la discrimination dans son propre secteur. \u00a0<\/em><\/p>\n

En Grande-Bretagne, 55 % des journalistes sont des hommes. C\u2019est ce que r\u00e9v\u00e8le une \u00e9tude de City University London men\u00e9e en 2016. Un \u00e9chantillon de la KU Leuven, datant de cette m\u00eame ann\u00e9e, d\u00e9montre qu\u2019en Belgique ce chiffre est encore sup\u00e9rieur\u00a0: 36,5 % seulement sont des femmes. Par les temps qui courent, cela devrait tout de m\u00eame faire froncer les sourcils. Les chiffres grands-bretons retra\u00e7ant l\u2019origine ne sont pas roses non plus\u00a0: 0,4 % est musulman et 0,2 % de couleur. Le contraste avec les 94 % de journalistes britanniques blancs ne peut \u00eatre plus grand. Aux Etats-Unis, 21,9 % des journalistes seulement sont d\u2019origine diff\u00e9rente. Ce qu\u2019il faut faire est clair et \u00e9vident\u00a0: diversifier en mati\u00e8re de journalisme.<\/p>\n

Le magazine britannique gal-dem s\u2019y prend \u00e0 sa fa\u00e7on. Gal-dem lutte pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 en faveur des journalistes de couleur f\u00e9minins et non-binaires en stimulant la collaboration avec elles et eux. Du fait qu\u2019il existe toujours beaucoup de sexisme, racisme, transphobie et autres pr\u00e9jug\u00e9s, il leur est en effet plus difficile de percer dans le secteur journalistique.<\/p>\n

\"GAP<\/a>
Homepage gal-dem with GAP banner (sponsored content)<\/figcaption><\/figure>\n

C\u2019est justement pour cette raison que gal-dem veut donner une chance \u00e0 ces journalistes\u00a0en leur offrant la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9crire leurs propres articles, de faire leur propre r\u00e9cit et de publier ce r\u00e9cit afin d\u2019inspirer d\u2019autres gens. C\u2019est en effet la seule fa\u00e7on d\u2019assurer qu\u2019ils seront correctement repr\u00e9sent\u00e9s dans et\u00a0 par les m\u00e9dias.<\/p>\n

\u00c0 bas les ismes<\/em> et les phobies<\/strong><\/h2>\n

Les articles r\u00e9dactionnels de gal-dem ne sont pas d\u00e9nu\u00e9s d\u2019ismes<\/em> et de phobies. Que du contraire. Chaque article en regorge et constitue une accusation \u00e0 leur encontre. Le magazine se fixe d\u00e8s lors un objectif bien pr\u00e9cis. \u00ab\u00a0Notre journalisme et notre travail cr\u00e9atif ont pour but de susciter le d\u00e9bat, de changer le ton des discussions, de cr\u00e9er de nouveaux modes de pens\u00e9e et de contribuer \u00e0 des mouvements sociaux.\u00a0\u00bb Gal-dem n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019un magazine dot\u00e9 d\u2019une mission.<\/p>\n

Il n\u2019y a toutefois pas que dans ses textes que gal-dem d\u00e9nonce la discrimination. Ses illustrations aussi refl\u00e8tent le message du magazine, des clich\u00e9s de portraits artistiques aux illustrations dessin\u00e9es \u00e0 la main. Les versions imprim\u00e9e et digitale font toutes deux appel \u00e0 ces illustrations pour muscler leur message.<\/p>\n

Le magazine laisse cependant aussi de la place \u00e0 des contenus plus l\u00e9gers. Dans ses pages, on discute de culture et de lifestyle, la mission du titre n\u2019\u00e9tant toutefois jamais bien loin.<\/p>\n

Liv Little<\/strong><\/h2>\n

Liv Little est la femme g\u00e9niale qui, pas \u00e0 pas, a veill\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser la mission. Frustr\u00e9e par le manque de diversit\u00e9 \u00e0 l\u2019universit\u00e9, elle a fond\u00e9 gal-dem. Le magazine a d\u00e9marr\u00e9 en 2015 avec une version print annuelle b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019un tirage de 1.000 exemplaires. Depuis, le titre est pass\u00e9 \u00e0 la vitesse sup\u00e9rieure. De nos jours, il emploie ainsi plus de 70 femmes et dispose d\u2019une base d\u2019op\u00e9rations internationale. En 2016, la BBC a m\u00eame repris Liv Little dans son classement des 100 femmes les plus influentes. Pas mal pour une femme de 27 ans, non\u00a0?<\/p>\n

Pour les annonceurs, il s\u2019agit toutefois de rester sur ses gardes. Faire de la publicit\u00e9 dans des magazines comme gal-dem n\u2019est pas simple. En tant que marque, on ne s\u2019y d\u00e9cide en outre pas uniquement parce qu\u2019on cherche \u00e0 participer \u00e0 la discussion. N\u2019agissez donc pas par pur opportunisme, mais r\u00e9fl\u00e9chissez \u00e0 l\u2019ADN de votre marque. Si marque et magazine sont assortis, vous ne pourrez qu\u2019en b\u00e9n\u00e9ficier. Sinon, la punition suivra bien vite.<\/p>\n

\"GAP<\/a>
Sponsored content GAP gal-dem website<\/figcaption><\/figure>\n

D\u00e9couvrez ici :<\/em><\/p>\n