{"id":27987,"date":"2019-12-09T14:57:25","date_gmt":"2019-12-09T13:57:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=27987"},"modified":"2019-12-17T13:25:56","modified_gmt":"2019-12-17T12:25:56","slug":"jusquou-va-linfluence-de-linfluenceur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/jusquou-va-linfluence-de-linfluenceur\/","title":{"rendered":"Jusqu\u2019o\u00f9 va l\u2019influence de l\u2019influenceur\u00a0?"},"content":{"rendered":"

Les jeunes consommateurs se laissent de plus en plus aiguillonner dans leur comportement d\u2019achat par des influenceurs en ligne. C\u2019est ce qu\u2019a aussi conclu Jeroen Naudts de l\u2019Arteveldehogeschool<\/a>, sur base d\u2019une propre \u00e9tude, \u00e0 l\u2019occasion de MAGnify 2019. Comme l\u2019a d\u00e9montr\u00e9\u00a0 Eva Van Driessche, r\u00e9dactrice en chef de Flair<\/a>, les marques magazine ont un r\u00f4le important \u00e0 jouer \u00e0 ce niveau. Cependant, toutes les parties \u2013 les marques, les m\u00e9dias et les influenceurs m\u00eames \u2013 sont toujours assid\u00fbment \u00e0 la recherche de la bonne voie. Trois sp\u00e9cialistes belges offrent leurs conseils.<\/em><\/p>\n

Ici, vous pouvez aussi visionner la vid\u00e9o de la session sofa MAGnify.<\/a><\/strong><\/p>\n

La bagatelle de quinze milliards de dollars. Voil\u00e0 ce qui, selon les pr\u00e9visions de l\u2019enseigne am\u00e9ricaine Business Insider Intelligence, circulera partout dans le monde dans le marketing d\u2019influence d\u2019ici 2022. Une partie de cet argent ira aux Kim Kardashians, Mascha Feoktistovas et Kylie Jenners de ce monde, qui, avec leurs millions, voire dizaines de millions de followers, sont au sommet absolu de l\u2019influence en ligne. Pour pouvoir compter des influenceurs de ce calibre-l\u00e0, la Belgique est un rien trop petite. N\u00e9anmoins, chez nous aussi le march\u00e9 du marketing d\u2019influence est en plein essor. Ce qui a le don d\u2019attirer bon nombre d\u2019entreprises.<\/p>\n

\"Yasmin\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, beaucoup de soci\u00e9t\u00e9s ayant l\u2019habitude de faire de la publicit\u00e9 par banners et print interpos\u00e9s sont d\u00e9sireuses de tester une campagne d\u2019influence\u00a0\u00bb, dit Yasmin Vantuykom d\u2019Efluenz<\/strong>. \u00ab\u00a0G\u00e9n\u00e9ralement dans une perspective d\u2019inclusion. En combinant les deux canaux, elles touchent en effet un public bien plus large et divers. Bien s\u00fbr, les influenceurs eux-m\u00eames partagent aussi les liens vers les campagnes en print et en ligne, g\u00e9n\u00e9rant des vues<\/em> et des likes<\/em>. Avec, \u00e0 la cl\u00e9, une fertilisation crois\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n

C\u2019est comme \u00e7a que, dans les magazines, on voit de plus en plus souvent appara\u00eetre des BV et des influenceurs dans un r\u00f4le d\u2019\u2018ambassadeur de marque\u2019. Ella Leyers montre sa lingerie Prima Donna dans Feeling, Wim Baillieu cuisine dans Libelle Lekker avec des fonds de Lacroix et dans Flair, Julie Van den Steen agr\u00e9mente les tendances de mode et d\u2019int\u00e9rieur de ses conseils, en collaboration avec Juttu.<\/p>\n

Des<\/strong> vacances dans son jardin<\/strong><\/h3>\n

\"Ludovic\u00a0\u00ab\u00a0Avec Philips, nous avons par exemple rempli le jardin de Maarten Vancoillie, DJ chez QMusic, de luminaires intelligents\u00a0\u00bb, explique Ludovic Lenaerts, Head of Influencer Marketing chez DPG Media<\/strong>. \u00ab\u00a0Maarten s\u2019exprime sur le sujet sur Instagram et dans NINA nous consacrons un bel article natif \u00e0 la fa\u00e7on dont, cet \u00e9t\u00e9, il passe ses vacances dans son jardin et profite de son \u00e9clairage. De cette fa\u00e7on, les campagnes peuvent se renforcer mutuellement, les marques exploitent un nouveau public et 1 et 1 commencent \u00e0 faire 3.\u00a0\u00bb<\/p>\n

Bien s\u00fbr, chaque influenceur ne convient pas \u00e0 chaque campagne. Le mot cl\u00e9 par excellence qui revient \u00e0 chaque fois est \u2018authenticit\u00e9\u2019. Lenaerts\u00a0: \u00ab\u00a0Les influenceurs qui, une semaine, vantent les m\u00e9rites d\u2019un produit de la marque X et, la semaine suivante, ceux d\u2019un produit similaire de la marque Y, \u00e7a ne m\u2019enthousiasme pas. Il est \u00e9vident que \u00e7a ne fonctionne pas. Les influenceurs ne sont pas des panneaux publicitaires, m\u00eame si certains se proposent de l\u2019\u00eatre. La pertinence dispara\u00eet et, avec elle, donc aussi l\u2019impact. Quelqu\u2019un comme Vancoillie ne participe que tr\u00e8s occasionnellement \u00e0 ce type de campagnes, ce qui les rend bien plus puissantes et cr\u00e9dibles. En outre, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 fan des lampes Hue. C\u2019est aussi la premi\u00e8re question que je pose lorsque nous travaillons avec des influenceurs\u00a0: connaissez-vous la marque\u00a0? Si la r\u00e9ponse est non, pour moi c\u2019est directement termin\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n

L’interpr\u00e9tation cr\u00e9ative est cruciale<\/h3>\n

\"Zoe<\/a>Il n\u2019y pas que l\u2019authenticit\u00e9 qui importe. Il est par ailleurs aussi crucial que le message commercial soit interpr\u00e9t\u00e9 de mani\u00e8re cr\u00e9ative, dit Zo\u00eb van Gastel de Native Nation<\/strong>, une autre des h\u00f4tes ayant anim\u00e9 notre \u00e9v\u00e9nement Magnify 2019<\/a>. \u00ab\u00a0Les influenceurs qui, trois fois par semaine, postent un unboxing<\/em>\u2026 les gens en ont marre. Lorsque nous travaillons avec des influenceurs, c\u2019est presque toujours aussi pour faire<\/em> quelque chose avec la marque en question. Envoyer un produit, comme \u00e7a, et esp\u00e9rer qu\u2019il en sortira quelque chose, \u00e7a n\u2019est pas une bonne id\u00e9e. Pour TUI, par exemple, les influenceurs peuvent mettre le cap sur de nouvelles destinations de voyage, mais alors ils doivent aussi vraiment en rendre compte, de pr\u00e9f\u00e9rence de la fa\u00e7on la plus cr\u00e9ative qui soit. Ce qu\u2019on fait faire, exactement, d\u00e9pend de beaucoup de choses. Par exemple, de la plateforme pour laquelle on op\u00e8re, mais aussi de l\u2019objectif de la campagne\u00a0: cherche-t-on simplement \u00e0 construire du brand love\u00a0<\/em>? \u00c0 donner des informations de fond concernant le produit ou la soci\u00e9t\u00e9\u00a0? \u00c1 d\u00e9velopper la notori\u00e9t\u00e9\u00a0? Veut-on organiser un concours\u00a0? \u00c7a peut partir dans tous les sens, mais il est important d\u2019en faire une exp\u00e9rience visuelle et cr\u00e9ative.\u00a0\u00bb<\/p>\n

Mesurer, c\u2019est<\/strong> savoir<\/h3>\n

Reste \u00e9videmment la question \u00e0 mille euros\u00a0: ce type de marketing fonctionne-t-il\u00a0? \u00ab\u00a0En Belgique, on traite encore trop souvent le marketing d\u2019influence avec condescendance, mais je suis persuad\u00e9e qu\u2019il s\u2019en d\u00e9gage une \u00e9norme puissance\u00a0\u00bb, dit Van Gastel. \u00ab\u00a0Aux Pays-Bas, de plus en plus d\u2019influenceurs passent aussi d\u00e9j\u00e0 aux m\u00e9dias classiques, pas seulement les magazines mais aussi des programmes TV. Souvent, ils ont de nombreux followers tr\u00e8s fid\u00e8les qui les suivent partout\u00a0; ce serait idiot de ne pas s\u2019y raccrocher en tant que marque. C\u2019est aussi hautement mesurable. Tous les outils sont l\u00e0 pour mesurer le reach<\/em>, l\u2019engagement et l\u2019impact des campagnes. C\u2019est m\u00eame possible en temps r\u00e9el et les clients en sont demandeurs.\u00a0\u00bb<\/p>\n

A lire aussi :\u00a0Que faut-il mesurer (et savoir) de son marketing d\u2019influence ?<\/a><\/strong><\/p>\n

Lenaerts aussi croit beaucoup en les influenceurs, m\u00eame s\u2019il est un rien plus prudent lorsqu\u2019il s\u2019agit de jauger leur impact. \u00ab\u00a0Oui, des param\u00e8tres techniques comme l\u2019audience et l\u2019engagement peuvent parfaitement \u00eatre isol\u00e9s et intuitivement aussi je suis absolument convaincu de l\u2019utilit\u00e9 du marketing d\u2019influence. Seulement, sommes-nous d\u00e9j\u00e0 en mesure aujourd\u2019hui de mesurer leur impact sur la perception de marque\u00a0? Non, nous n\u2019en sommes pas capables. Ce sera un de nos prochains challenges.\u00a0\u00bb<\/p>\n

Monnaies<\/strong> sonnantes et tr\u00e9buchantes, s.v.p.<\/strong><\/h3>\n

Enfin, qu\u2019est-ce que \u00e7a vous co\u00fbte d\u2019inviter un influenceur \u00e0 se mettre \u00e0 l\u2019\u0153uvre avec votre produit\u00a0? Il n\u2019y a pas de r\u00e9ponse toute faite. \u00ab\u00a0Tout compte fait, c\u2019est toujours une fa\u00e7on bon-march\u00e9 de faire de la publicit\u00e9\u00a0\u00bb, dit Vantuykom. \u00ab\u00a0Tout d\u00e9pend par exemple de ce que l\u2019on attend de l\u2019influenceur\u00a0: un clip vid\u00e9o d\u2019une minute sera un peu plus cher qu\u2019une seule story<\/em> sur Instagram. Souvent, les influenceurs sont aussi encore pay\u00e9s en nature. Lorsqu\u2019on parle de cash, il s\u2019agit de quelques centaines, voire plusieurs milliers d\u2019euros.\u00a0\u00bb<\/p>\n

\u00ab\u00a0Il est exact que c\u2019est encore abordable, mais on constate que les prix augmentent\u00a0\u00bb, dit Van Gastel. \u00ab\u00a0Tout ce petit monde se professionnalise toujours davantage et les bons influenceurs sont aussi plus circonspects dans le choix des marques auxquelles ils s\u2019identifient. Nous-m\u00eames, nous ne payons jamais les influenceurs en nature, mais tout simplement en argent. Parce que c\u2019est la seule base pour vraiment en arriver \u00e0 de bons accords et cr\u00e9er des attentes concr\u00e8tes.\u00a0\u00bb<\/p>\n

Sur le m\u00eame sujet :<\/em><\/p>\n