{"id":24247,"date":"2019-03-11T11:48:14","date_gmt":"2019-03-11T10:48:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=24247"},"modified":"2020-11-09T11:38:55","modified_gmt":"2020-11-09T10:38:55","slug":"uncovered-la-passion-de-mohamed-ali","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/uncovered-la-passion-de-mohamed-ali\/","title":{"rendered":"Uncovered\u00a0: La Passion de Mohamed Ali"},"content":{"rendered":"

\"EsquireLes couvertures magazine m\u00e9morables sont de tous les temps. Elles sont aussi souvent le fruit d\u2019un tournant culturel ou soci\u00e9tal, pr\u00e9serv\u00e9 dans une seule image. Comme la couverture du num\u00e9ro d\u2019avril d\u2019Esquire en 1968, mettant en vedette Mohamed Ali\u00a0: une d\u00e9claration politique in\u00e9dite.<\/em><\/p>\n

Lisez aussi\u00a0:\u00a0La couverture magazine : \u201d Un moment culturel dont on a distill\u00e9 l\u2019essentiel \u201c<\/a><\/strong><\/p>\n

En 1967 , le champion du monde de boxe des poids lourds, Cassius Clay, se convertit \u00e0 l\u2019islam et change son nom en Muhammad Ali (en fran\u00e7ais\u00a0: Moham(m)ed Ali). Conscrit, il refuse de s\u2019engager dans l\u2019arm\u00e9e en tant qu\u2019objecteur de conscience en raison de sa nouvelle foi, ce qui lui vaut d\u2019\u00eatre condamn\u00e9 \u00e0 cinq ans de prison par un tribunal f\u00e9d\u00e9ral. Les commissions de boxe lui retirent son titre et refusent \u00e0 Ali le droit de disputer d\u2019autres combats.<\/p>\n

Ces \u00e9v\u00e9nements ont pouss\u00e9 le cr\u00e9ateur de couvertures George Lois \u00e0 d\u00e9peindre Ali tel un moderne Saint S\u00e9bastien de Francesco Botticini en couverture du magazine Esquire en avril \u201968. Comme dans le tableau, le corps du boxeur est transperc\u00e9 de six fl\u00e8ches, car tout comme Saint S\u00e9bastien Ali est un martyre pers\u00e9cut\u00e9 pour ses convictions religieuses, argumente Lois.<\/p>\n

Sans surprise, Mohamed Ali n\u2019\u00e9tait pas vraiment enthousiaste, au d\u00e9but, de poser comme un saint chr\u00e9tien. Ensuite, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que coller les fl\u00e8ches, fabriqu\u00e9es sp\u00e9cialement pour la s\u00e9ance photo, sur le corps d\u2019Ali n\u2019avait rien d\u2019une sin\u00e9cure. Il n\u2019y avait pas encore de Photoshop \u00e0 l\u2019\u00e9poque, donc tout devait \u00eatre fabriqu\u00e9 et mis en sc\u00e8ne \u00e0 la main. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait simple, mais son ex\u00e9cution s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e plut\u00f4t complexe, for\u00e7ant Ali a ne pas bouger d\u2019un muscle pendant une demi-heure. Fort heureusement, celui-ci n\u2019avait pas la grosse t\u00eate.<\/p>\n

\"George<\/p>\n

Quand est paru le num\u00e9ro d\u2019Esquire avec Mohamed Ali, les r\u00e9actions, dans l\u2019ensemble, ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9gatives, sauf de la part des jeunes conscrits, qui se sont sentis encourag\u00e9s par la prise de position d\u2019Ali.<\/p>\n

Source\u00a0: Uncovered<\/p>\n

Sur le m\u00eame sujet :<\/em><\/p>\n