{"id":18335,"date":"2019-01-16T08:46:50","date_gmt":"2019-01-16T07:46:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=18335"},"modified":"2019-01-18T10:51:21","modified_gmt":"2019-01-18T09:51:21","slug":"la-couverture-magazine-un-moment-culturel-dont-on-a-distille-lessentiel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/la-couverture-magazine-un-moment-culturel-dont-on-a-distille-lessentiel\/","title":{"rendered":"La couverture magazine\u00a0: \u00a0\u00bb\u00a0Un moment culturel dont on a distill\u00e9 l\u2019essentiel\u00a0\u00ab\u00a0"},"content":{"rendered":"

\"Uncovered<\/a>\u00ab\u00a0The great covers [\u2026are] most of all, a cultural moment [..] distilled to its essence.\u00a0\u00bb Cette phrase aux accents po\u00e9tiques nous vient d\u2019Anne Fulenwider, chief content officer chez Hearst, et est reprise dans la pr\u00e9face du livre <\/em>Uncovered: Revolutionary Magazine Covers. En une fraction de seconde, les couvertures fantastiques parviennent \u00e0 engendrer un impact \u00e9motionnel, dit cette cr\u00e9atrice de magazines exp\u00e9riment\u00e9e (e.a. Marie Claire). Comme le remarque l\u2019auteur du livre, le \u2018chuchoteur de couvertures\u2019 irlandais Ian Birch, les meilleures couvertures sont des documents sociaux recelant des r\u00e9cits uniques. Au cours des semaines \u00e0 venir, nous braquerons r\u00e9guli\u00e8rement les projecteurs de ce site sur les couvertures et leurs histoires.<\/em><\/p>\n

Lisez aussi\u00a0: Les couvertures de magazines, porte-voix de la r\u00e9sistance<\/a>\u00a0<\/strong><\/p>\n

Le livre est une s\u00e9lection des meilleures couvertures de magazines selon Birch. M\u00eame si la premi\u00e8re t\u00e2che d\u2019une bonne couverture est d\u2019aider \u00e0 vendre un maximum d\u2019exemplaires, le tirage vendu n\u2019est pas le crit\u00e8re de s\u00e9lection qu\u2019utilise l\u2019auteur. Il a choisi les couvertures parce qu\u2019elles ont perc\u00e9 et repouss\u00e9 les fronti\u00e8res et parce qu\u2019elles ont mis le feu aux poudres des conversations\u00a0:<\/p>\n

\u00a0\u00bb Elles ont fait qu\u2019un moment sp\u00e9cifique a \u00e9t\u00e9 ressenti comme \u00e9tant chauff\u00e9 au rouge et hautement significatif. \u00ab\u00a0<\/p><\/blockquote>\n

Avec l\u2019essor d\u2019Internet, le print s\u2019est retrouv\u00e9 sous une pression \u00e9norme, mais ces derniers temps il jouit d\u2019une attention renouvel\u00e9e. En r\u00e9action au monde virtuel volatile, mais aussi en r\u00e9ponse aux probl\u00e8mes de cr\u00e9dibilit\u00e9 et de qualit\u00e9 des m\u00e9dias num\u00e9riques. Aujourd\u2019hui, de petits titres ind\u00e9pendants, surtout, se profilent comme \u00e9tant r\u00e9volutionnaires, mais les marques magazines dites \u2018mainstream\u2019 aussi se montrent \u00e0 leur avantage au beau milieu des pol\u00e9miques politiques et soci\u00e9tales.<\/p>\n

#SayYesToLove<\/h3>\n

Un bel exemple en la mati\u00e8re, trop r\u00e9cent pour cette \u00e9dition du livre, nous est livr\u00e9 par la couverture de f\u00e9vrier 2018 du Cosmopolitan sud-africain. Cette \u00e9dition de la Saint-Valentin fut baptis\u00e9e \u2018#SayYesToLove\u2019, le nom qui dans la foul\u00e9e a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 la campagne sur les m\u00e9dias sociaux. Le but\u00a0premier\u00a0? D\u00e9montrer que l\u2019amour, c\u2019est beau, sous quelque forme que ce soit. A cette fin, Cosmopolitan a collabor\u00e9 avec Laverne Cox, activiste transgenre et actrice, qui est ainsi devenue la premi\u00e8re femme transgenre en couverture au monde. \u00a0Un moment historique. (N. B.\u00a0: en octobre 2017, Playboy a pr\u00e9sent\u00e9 une transgenre fran\u00e7aise en double page centrale, mais pas en couverture).
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