{"id":16852,"date":"2018-08-07T10:37:24","date_gmt":"2018-08-07T08:37:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=16852"},"modified":"2018-08-08T12:14:44","modified_gmt":"2018-08-08T10:14:44","slug":"les-stars-et-les-magazines-un-mariage-beni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/les-stars-et-les-magazines-un-mariage-beni\/","title":{"rendered":"Les stars et les magazines, un mariage b\u00e9ni"},"content":{"rendered":"

Les gens c\u00e9l\u00e8bres, qu\u2019on appelle aussi \u2018celebs\u2019 ou \u2018people\u2019, ne peuvent pas se passer du m\u00e9dia magazine. O\u00f9 en seraient les Kardashians sans la presse \u00e0 scandales\u00a0? Et, plus pr\u00e8s de chez nous, les \u2018stars\u2019 de Plus belle la vie ou Sc\u00e8nes de m\u00e9nage\u00a0? Cependant, les mondes de la mode, du cin\u00e9ma et de la musique aussi ont grand besoin de reconnaissance et d\u2019attention des guides fiables pour prosp\u00e9rer.<\/em><\/p>\n

Le nec plus ultra, en tant que c\u00e9l\u00e9brit\u00e9, est de poss\u00e9der un magazine qui porte son nom\u00a0: une plateforme p\u00e9riodique en guise de branding personnel, servant de base de fans et de communaut\u00e9. Cela part souvent d\u2019une \u00e9dition papier, pour ensuite se muer en marque multicanal. Comme Linda de Mol<\/a> aux Pays-Bas et Oprah Winfrey aux Etats-Unis.<\/p>\n

A lire aussi :\u00a0Pourquoi Taylor Swift opte pour un magazine<\/a><\/strong><\/p>\n

M\u00eame si Linda et O! existent depuis des ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 (respectivement 11 et 18 ans) et qu\u2019ils comptent aujourd\u2019hui parmi les magazines les plus performants dans leur pays, le \u2018celebrity magazine\u2019 papier n\u2019est pas uniquement le fait de stars \u00e9tablies arriv\u00e9es \u00e0 maturit\u00e9\u00a0: on voit r\u00e9guli\u00e8rement para\u00eetre de nouveaux titres ax\u00e9s sur de (nouvelles) c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s. Pas plus tard que l\u2019an dernier, Gwyneth Paltrow a sorti son propre titre \u2018Goop\u2019 via Cond\u00e9 Nast\u00a0; aux Pays-Bas, il y a eu la parution, en 2017, du titre &C de la star de com\u00e9die musicale Chantal Janzen\u00a0; en Allemagne est paru cette semaine JWD, autour de la personnalit\u00e9 TV Joko Winterscheidt<\/a>.<\/p>\n

Influenceur ou blogueur<\/h3>\n

Lorsque vous entendez \u2018c\u00e9l\u00e9brit\u00e9\u2019, ne pensez pas non plus trop vite rien qu\u2019au monde du divertissement, car en cette \u00e8re num\u00e9rique un influenceur ou blogueur \u00e0 succ\u00e8s peut aussi \u00eatre une star \u00e0 part enti\u00e8re. Dans ces pages, nous avons par exemple d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 de The Pioneer Woman<\/a>\u00a0aux Etats-Unis et de Giallo Zafferano<\/a> en Italie, deux magazines imprim\u00e9s, r\u00e9cemment lanc\u00e9s suite au succ\u00e8s de blogs ou blogueurs culinaires.<\/p>\n

R\u00e9cemment, Meredith a propos\u00e9 The Magnolia Journal de Joanna et Chip Gaines, les stars du programme TV \u2018Fixer Upper\u2019. La premi\u00e8re \u00e9dition \u00e9tait imm\u00e9diatement en rupture de stock et end\u00e9ans l\u2019ann\u00e9e le magazine est devenu un succ\u00e8s instantan\u00e9 avec 1,2 million d\u2019exemplaires vendus. Pour les c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s (idem pour les grandes marques \u2013 lisez aussi cet article<\/a>), un partenariat avec un \u00e9diteur est int\u00e9ressant et lucratif \u00e0 cause de l\u2019expertise journalistique pr\u00e9sente, de la connaissance des audiences et de l\u2019infrastructure en place.<\/p>\n

Une\u00a0base de fans fid\u00e8les<\/h4>\n

Pour les soci\u00e9t\u00e9s m\u00e9dia, la collaboration avec une star (ou une marque) n\u2019est int\u00e9ressante (lire\u00a0: ne vaut l\u2019investissement) que si celle-ci am\u00e8ne dans son sillage une base existante de fans fid\u00e8les suffisamment importante. Dans le cas de The Magnolia Journal, le fait que la d\u00e9coration int\u00e9rieure est inscrite dans l\u2019ADN de Meredith joue aussi un r\u00f4le. Un peu comme si Sanoma \u00e9ditait un magazine \u2018Une brique dans le ventre\u2019 autour de C\u00e9dric Wautier et\/ou Virginie Jacobs.<\/p>\n

Bien s\u00fbr, en Belgique la taille plus r\u00e9duite du march\u00e9 des lecteurs joue des tours aux \u00e9diteurs, puisque peu de stars \u2013 voire aucune \u2013 ne s\u2019exportent au-del\u00e0 de la fronti\u00e8re linguistique et que les tirages vendus restent toujours limit\u00e9s. Par cons\u00e9quent, il est bien plus p\u00e9nible de mettre sur pied un bon mod\u00e8le d\u2019affaires que dans des pays plus importants. De plus, notre tradition de vente au num\u00e9ro ne contribue pas non plus \u00e0 cr\u00e9er de la stabilit\u00e9 pour de nouveaux magazines.<\/p>\n

Autres sources de revenus<\/h3>\n

Tout comme tout mariage ne conna\u00eet pas un happy end, il arrive \u00e9videmment que certains \u2018celebrity magazines\u2019 \u00e9chouent aussi. En Belgique, l\u2019exemple le plus connu est sans doute Goedele, qui, malgr\u00e9 un lectorat plus que convenable, n\u2019a pas su convaincre suffisamment d\u2019annonceurs. Un nouveau d\u00e9part chez un autre \u00e9diteur n\u2019a h\u00e9las pas non plus eu le succ\u00e8s escompt\u00e9.<\/p>\n

Les celebrity magazines \u00e0 venir devront donc trouver d\u2019autres sources de revenus, notamment du c\u00f4t\u00e9 du march\u00e9 des lecteurs, tels que des \u00e9v\u00e9nements, des services et l\u2019e-commerce. Ils auront le plus de chance de subsister en tant qu\u2019\u00e9dition de haute qualit\u00e9 avec une fr\u00e9quence de parution inf\u00e9rieure et un prix de couverture convenable.<\/p>\n

Sur le m\u00eame sujet :<\/em><\/p>\n