{"id":15880,"date":"2018-04-18T11:42:11","date_gmt":"2018-04-18T09:42:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=15880"},"modified":"2018-09-25T10:19:33","modified_gmt":"2018-09-25T08:19:33","slug":"des-experts-media-au-sujet-du-media-magazine-en-belgique-vanessa-sanctorum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/des-experts-media-au-sujet-du-media-magazine-en-belgique-vanessa-sanctorum\/","title":{"rendered":"Vanessa Sanctorum, Havas Media : \u00a0\u00bb Chaque expert m\u00e9dia se rend compte que les magazines poss\u00e8dent d\u2019\u00e9normes atouts \u00ab\u00a0"},"content":{"rendered":"

De quel \u0153il les experts m\u00e9dia voient-ils les \u00e9volutions dans le paysage du m\u00e9dia magazine belge\u00a0? Et que leur manque-t-il\u00a0? Ces questions ont d\u00e9bouch\u00e9 sur une s\u00e9rie d\u2019interviews avec des sp\u00e9cialistes au sein des agences m\u00e9dia. La premi\u00e8re \u00e0 s\u2019y coller est Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics chez Havas Media.<\/em><\/p>\n

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Comment \u00e9valuez-vous les efforts des \u00e9diteurs magazine belges\u00a0?<\/strong><\/h4>\n

Avec mes coll\u00e8gues, je per\u00e7ois d\u2019\u00e9normes diff\u00e9rences entre les r\u00e9gies. Roularta est fort pr\u00e9sent et flexible, tandis que ces derni\u00e8res ann\u00e9es nous avons \u00e0 peine entendu ou vu Sanoma, par exemple. Je suppose que les r\u00e9gies portent un regard appuy\u00e9 sur le portefeuille de marques que d\u00e9tient une agence m\u00e9dia et je trouve \u00e7a dommage. On obtient en effet une g\u00e9n\u00e9rations de planners qui ont moins l\u2019esprit magazine et qui ne connaissent pas suffisamment les forces du m\u00e9dia.<\/p>\n

Cet investissement d\u00e9croissant dans la communication, je le retrouve d\u2019ailleurs aussi au niveau consommateur. Pour certains titres, les efforts de promotion sont extr\u00eamement maigres et les campagnes visant \u00e0 installer un magazine sur le march\u00e9 en tant que marque sont \u00e9galement devenues un bien rare. Ainsi dispara\u00eet aussi en partie le ph\u00e9nom\u00e8ne du marketeur qui cherche \u00e0 figurer dans un magazine avec sa marque parce que sa femme le lit\u2026<\/p>\n

Sur quoi les \u00e9diteurs doivent-ils miser davantage\u00a0?<\/strong><\/h4>\n

Purement sur la pr\u00e9sence. D\u2019autres m\u00e9dias sont plus dynamiques et agressifs. Ils distribuent des newsletters, s\u2019am\u00e8nent avec des pr\u00e9sentations, r\u00e9alisent des \u00e9tudes et communiquent \u00e0 leur sujet\u2026 Chaque expert m\u00e9dia se rend compte que les magazines poss\u00e8dent d\u2019\u00e9normes atouts\u00a0: ils sont \u2018lean back\u2019, il n\u2019y a pas de multitasking\u2026 Cela devrait \u00eatre \u00e9tay\u00e9 et rappel\u00e9 davantage. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, on compte en outre moins de sp\u00e9cialistes par canal au sein des agences m\u00e9dia. Du coup, le besoin s\u2019en fait encore plus ressentir.<\/p>\n

Quelles sont les initiatives qui manquent encore au niveau online\u00a0?<\/strong><\/h4>\n

Je crains que les acteurs magazine aient attendu trop longtemps pour faire le pas vers l\u2019online. Le magazine Elle dispose d\u2019un joli site et s\u2019est tr\u00e8s vite install\u00e9 sur Facebook, mais \u00e7a reste une exception. Par cons\u00e9quence, les \u2018natifs num\u00e9riques\u2019 se sont rapidement taill\u00e9s une part du g\u00e2teau.<\/p>\n

Les magazines doivent amplifier leurs forces en ligne et \u00eatre cons\u00e9quents. Femmes d\u2019Aujourd\u2019hui, par exemple, l\u2019a bien compris. En ligne aussi, le titre se focalise sur les recettes, les contenus sommaires et les conseils pratiques.<\/p>\n

Quelle est la situation \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00a0? O\u00f9 les \u00e9diteurs magazines belges peuvent-ils encore aller s\u2019inspirer\u00a0?<\/strong><\/h4>\n

Il n\u2019est pas bon de comparer. Les march\u00e9s sont totalement diff\u00e9rents. Dans des pays comme la France, on lit plus, en une seule langue, ce qui fait que la situation publicitaire y\u00a0 est aussi totalement diff\u00e9rente.<\/p>\n

Comment \u00e9valuez-vous la part de march\u00e9 actuelle du m\u00e9dia magazine dans le mix m\u00e9dia\u00a0?<\/strong><\/h4>\n

La part de march\u00e9 du m\u00e9dia magazine dans le portefeuille de Havas Media se situe un rien sous la moyenne, mais elle reste stable. Nous avons une s\u00e9rie de clients qui y croient beaucoup, en raison du public haut de gamme interpell\u00e9, des messages complexes que l\u2019on peut ainsi communiquer, de l\u2019enti\u00e8re attention du public cible\u2026<\/p>\n

Le grand avantage du m\u00e9dia magazine est bien s\u00fbr aussi un grand inconv\u00e9nient. On le consomme quand on veut, ce qui fait que le trafic vers le point de vente s\u2019effectue plus lentement et qu\u2019il est plus difficile de le relier \u00e0 la publicit\u00e9.<\/p>\n

Ce qui vaut certainement des applaudissements, c\u2019est que le march\u00e9 est anim\u00e9 de toute une s\u00e9rie d\u2019acteurs locaux et de marques locales. Peut-\u00eatre qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir, cela deviendra un atout majeur\u2026<\/p>\n

Vanessa Sanctorum,\u00a0<\/em>Head of Consumer Science & Analytics,\u00a0<\/em>Havas Media<\/em><\/p>\n

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