{"id":15508,"date":"2018-03-13T14:37:56","date_gmt":"2018-03-13T13:37:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=15508"},"modified":"2018-03-30T16:32:59","modified_gmt":"2018-03-30T14:32:59","slug":"euhfirst-second-et-third-party-data","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/euhfirst-second-et-third-party-data\/","title":{"rendered":"Euh\u2026first, second et third party data ?"},"content":{"rendered":"

First party data, second party data et third party data. Ce sont des termes que l\u2019on entend de plus en plus souvent dans un contexte digital. Qu\u2019il s\u2019agisse de publicit\u00e9 programmatique ou d\u2019e-mail marketing. Cependant, que signifient-ils au juste\u00a0? Nous avons pos\u00e9 la question \u00e0 St\u00e9phane Lucien, fondateur et co-CEO de Root, sp\u00e9cialiste du digital data-driven marketing.<\/strong><\/p>\n

Que sont les first, second et third party data\u00a0?<\/strong><\/p>\n

Les first party data<\/em> sont vos propres donn\u00e9es. Il peut s\u2019agir de donn\u00e9es concernant le comportement, les actions ou les int\u00e9r\u00eats dont il a \u00e9t\u00e9 fait montre sur votre ou vos sites, de donn\u00e9es dans votre CRM, de data collect\u00e9s via le point de vente\u2026 Les second party data<\/em> proviennent d\u2019un \u00e9diteur. Ainsi, via une DMP (Data Management Platform) les annonceurs peuvent acheter certains points de donn\u00e9es ou certaines audiences. Les third party data<\/em> proviennent d\u2019autres sites ou de bases de donn\u00e9es offline. Les annonceurs sont alors en mesure d\u2019acheter des segments de donn\u00e9es (au lieu de l\u2019audience sur un site sp\u00e9cifique), tels que les \u2018car lovers\u2019 ou les \u2018digital moms\u2019.<\/p>\n

Pourquoi cet aspect restera-t-il une tendance en 2018\u00a0?<\/strong><\/p>\n

2018 est d\u00e9finitivement l\u2019ann\u00e9e du data. Tout le monde en parle depuis des ann\u00e9es, mais personne ne le fait vraiment. Cette ann\u00e9e, les choses commencent enfin \u00e0 bouger de ce c\u00f4t\u00e9, tant au niveau des annonceurs que des r\u00e9gies, et m\u00eame de certaines agences.<\/p>\n

Sur ce point, la Belgique est un pays extr\u00eamement conservateur, tr\u00e8s prudent, tellement prudent et protectionniste que cela en fait un des derniers march\u00e9s \u00e0 utiliser (qu\u2019on le veuille ou non) tr\u00e8s peu de donn\u00e9es pour ses achats m\u00e9dias.<\/p>\n

L\u2019arriv\u00e9e de la GDPR n\u2019a \u00e9videmment pas aid\u00e9 et a encore rajout\u00e9 de l\u2019huile sur le feu. Pourtant, en 2018, et malgr\u00e9 la nouvelle r\u00e9gulation sur les donn\u00e9es, je reste convaincu que nous sommes plus que jamais entr\u00e9s dans l\u2019\u00e8re du people-based marketing que Google et surtout Facebook exploitent d\u00e9j\u00e0 avec brio. C\u2019est maintenant au tour du programmatique de le mettre en place en Belgique. La majorit\u00e9 des r\u00e9gies, qui h\u00e9sitaient depuis des ann\u00e9es \u00e0 mon\u00e9tiser leurs donn\u00e9es, ind\u00e9pendamment de leur espace m\u00e9dia, commencent \u00e0 proposer des offres en ce sens, soit aux agences, soit directement aux annonceurs, soit via un third party partner.<\/p>\n

Comment ces data peuvent-ils \u00eatre utilis\u00e9s dans le contexte de magazines et leur site\u00a0?<\/strong><\/p>\n

La presse magazine en particulier est assise sur une masse incroyable de donn\u00e9es… mais surtout une masse de donn\u00e9es exploitables sachant que les r\u00e9gies de presse ont toutes une \u2018app\u2019 et des sites magazines qui leur ont permis de digitaliser et de qualifier les donn\u00e9es qu\u2019elles avaient d\u00e9j\u00e0, tout en en agr\u00e9geant d\u2019autres. Certaines de ces donn\u00e9es \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 exploitables ou exploit\u00e9es dans leurs offres via de l\u2019e-mailing ou encore via une majoration de la tarification online pour des contextes ou crit\u00e8res socio-d\u00e9mo particuliers. Mais elles en restaient au stade du one-shot, ces donn\u00e9es n\u2019\u00e9tant pas exploitables (ou tr\u00e8s difficilement) par les agences et encore moins pour les annonceurs qui, in fine, les avaient achet\u00e9es.<\/p>\n

En 2018, la quasi-totalit\u00e9 des r\u00e9gies belges se sont \u00e9quip\u00e9es de DMP, qu\u2019il s\u2019agisse de Lotame, de Krux ou encore de Sixth Sense. Elles int\u00e8grent de plus en plus de donn\u00e9es provenant des \u00e9diteurs, tout en cr\u00e9ant des offres de partage avec les agences et les annonceurs. Une DMP, quand elle est bien exploit\u00e9e, peut permettre non seulement \u00e0 l\u2019\u00e9diteur et \u00e0 la r\u00e9gie d\u2019apprendre une foule de choses sur leurs internautes, mais, en plus, de mon\u00e9tiser leur inventaire data et de le mettre \u00e0 disposition des annonceurs qui, eux-m\u00eames, pourront apprendre \u00e0 mieux connaitre et segmenter leurs clients, et surtout \u00e0 mieux investir leur budget, \u00e9viter le gaspillage d\u2019impressions digitales actuel et la mauvaise exploitation de leur budget offline de demain. Le data est sans conteste l\u2019avenir du m\u00e9dia digital et du m\u00e9dia en particulier\u00a0; l\u2019\u00e8re de la data-driven transformation a sonn\u00e9.<\/p>\n

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