{"id":12945,"date":"2017-06-19T08:47:05","date_gmt":"2017-06-19T07:47:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.magazinemedia.be\/?p=12945"},"modified":"2017-06-26T10:30:21","modified_gmt":"2017-06-26T09:30:21","slug":"les-editeurs-doivent-faire-plus-de-recherche-sur-la-publicite-native","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/magazinemedia\/fr\/nieuws\/les-editeurs-doivent-faire-plus-de-recherche-sur-la-publicite-native\/","title":{"rendered":"\u00a0\u00bb\u00a0Les \u00e9diteurs doivent faire plus de recherche sur la publicit\u00e9 native\u00a0\u00ab\u00a0"},"content":{"rendered":"

Aux Etats-Unis, trois \u00e9diteurs en ligne sur quatre offrent aujourd\u2019hui des possibilit\u00e9s de publicit\u00e9 native, ce qui fait que le secteur am\u00e9ricain de l\u2019\u00e9dition prend les devants en la mati\u00e8re. Il est donc logique qu\u2019aux Etats-Unis, les sp\u00e9cialistes en communication et marketing s\u2019y int\u00e9ressent d\u00e9j\u00e0 davantage. Et qu\u2019en marge de la pratique ils posent des questions critiques comme\u00a0: \u00a0\u00bb La publicit\u00e9 native est-elle le salut des m\u00e9dias ou les \u00e9diteurs galvaudent-ils la confiance de leur public\u00a0?<\/a> \u00a0\u00bb<\/p>\n

Beaucoup de consommateurs passent de la lecture papier au on-line. Dans cette \u00e9volution, les marques m\u00e9dias jouent un r\u00f4le important, car il est bien plus difficile en ligne de faire la diff\u00e9rence entre de bons contenus r\u00e9dactionnels (qui sont donc fiables) et ce qu\u2019on appelle les pi\u00e8ges \u00e0 clics et le \u2018fake news\u2019. Comme l\u2019exprime un collaborateur de l\u2019universit\u00e9 de Boston\u00a0: \u00a0\u00bb Bien que [la lecture en ligne] soit tr\u00e8s pratique, il est plus difficile de d\u00e9terminer quels sont les r\u00e9cits qui font vraiment la une, car il n\u2019existe plus de premi\u00e8re page. [..] Il est aussi plus difficile de distinguer les contenus d\u2019information des autres\u2026 comme la publicit\u00e9. \u00a0\u00bb<\/p>\n

Selon certains partisans de la publicit\u00e9 native, \u00e7a n\u2019est pas du tout un probl\u00e8me<\/strong>\u00a0: les contenus payants ayant l\u2019apparence de contenus r\u00e9dactionnels captent davantage l\u2019attention et g\u00e9n\u00e8rent plus d\u2019engagement, sans qu\u2019ils ne d\u00e9rangent les lecteurs. Il semblerait toutefois qu\u2019il faut nuancer ce dernier propos, comme le d\u00e9montre une propre \u00e9tude de l\u2019universit\u00e9 de Boston.<\/p>\n

Il s\u2019av\u00e8re que beaucoup de gens ne reconnaissent pas du tout les contenus payants pour ce qu\u2019ils sont lorsqu\u2019un label ou un avertissement clair font d\u00e9faut. Moins de 20 % des gens identifient un contenu comme \u00e9tant de la publicit\u00e9 native. Il est frappant de constater que dans ce cas pr\u00e9cis, on s\u2019\u00e9tait servi du label \u2018Contenu sponsoris\u00e9\u2019 (notre article traitant d\u2019une \u00e9tude allemande r\u00e9cente<\/a>). La moiti\u00e9 des r\u00e9pondants de l\u2019\u00e9tude ne savaient par ailleurs pas non plus qui \u00e9tait l\u2019\u00e9diteur ou la marque m\u00e9dia ayant publi\u00e9 l\u2019article qu\u2019ils avaient lu.<\/p>\n

Il semblerait que les \u00e9diteurs en ligne (\u2018digital-born\u2019) surtout doivent se faire du souci concernant leur r\u00e9putation lorsqu\u2019ils autorisent la publicit\u00e9 native. Les soci\u00e9t\u00e9s m\u00e9dia qui se sont fait un nom dans les m\u00e9dias off-line imprim\u00e9s (\u2018legacy publishers\u2019) s\u2019av\u00e8rent \u00eatre plus r\u00e9sistants aux atteintes \u00e0 leur r\u00e9putation, tout en ayant aussi souvent le plus \u00e0 perdre, \u00e0 savoir la confiance de leurs fans de marque.<\/p>\n

A cause de la situation modifi\u00e9e, les gens deviennent plus indiff\u00e9rents \u00e0 l\u2019\u00e9gard des sources de leur information en ligne, ce qui devrait inqui\u00e9ter tout \u00e9diteur qui se respecte. Les scientifiques recommandent donc de d\u2019abord faire plus de recherche pour sonder les effets (p. ex. l\u2019ali\u00e9nation des lecteurs) sur et les r\u00e9actions du public, versus les revenus de la publicit\u00e9 native, avant de se lancer t\u00eate baiss\u00e9e dans cette nouvelle aventure.<\/p>\n

Le contenu devrait pour le moins \u00eatre enti\u00e8rement transparent, avec un label indiquant clairement aux consommateurs qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 de publicit\u00e9<\/strong>. Et cela vaut pour chaque plate-forme\u00a0: desktop, mobile, social. On y perd souvent la trace de l\u2019exp\u00e9diteur originel, de sorte qu\u2019il n\u2019est plus clair s\u2019il s\u2019agit de contenu r\u00e9dactionnel ou commercial.<\/p>\n

Source\u00a0: The Media Briefing\u00a0<\/a><\/p>\n

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