L’hôte de la sixième édition de MAGnify était nulle autre que l’actrice et présentatrice Erika Van Tielen. Même si elle n’est pas (ou plutôt plus) active dans le secteur des magazines, elle ne cache pas son amour pour le média.
Avez-vous un lien avec les magazines ?
« C’est un média formidable. Lors de mon déménagement, j’ai encore dû jeter un tas de magazines. Je les conservais religieusement. Après tout, ce sont de jolis objets, agréables à regarder et à feuilleter.
Partir en voyage en avion et acheter un tas de magazines, pour ensuite rentrer courbée sous son sac à dos… Les magazines, pour moi, sont synonymes de prendre son temps et vraiment se relaxer. Aujourd’hui, je lis moins les titres papier et je suis surtout les magazines en ligne. Même si je me régale toujours lorsqu’il m’arrive d’en acheter un. Je ressens ça alors vraiment comme une gâterie exclusive.
Les magazines papier offrent tout de même une expérience différente. J’adore aussi lire le journal, la donne étant totalement différente par rapport à l’actualité rapide et volatile en ligne. Un journal ou un magazine a parfois beau être peu pratique comparé aux variantes numériques, j’aime encore toujours beaucoup l’original. »
Quels sont ou étaient vos magazines préférés ?
« Tout a commencé par les magazines classiques pour ados. Ensuite, quand j’ai moi-même fait un peu de mannequinat, ce fut au tour de magazine de mode comme ELLE et Marie Claire. À cette époque, je me rendais même dans une librairie anversoise spécialisée pour y dégoter des magazines un peu plus edgy, comme Dazed & Confused et i-D Magazine.
J’ai par ailleurs longtemps eu un abonnement au magazine Flair, pour lequel j’ai également écrit une chronique. Aujourd’hui, je lis surtout des titres cyclistes et d’autres magazines de sport. C’est donc vraiment lié aux centres d’intérêt et aux étapes de la vie.
RunningBE a été la dernière publication à laquelle j’étais abonnée, mais aujourd’hui je la lis via le kiosque d’information numérique Blendle. C’est facile comme système. À mes yeux, il reste en tout cas important que les magazines papier offrent une plus-value. C’est tout sauf simple, car de nos jours on trouve déjà tant de contenu en ligne. »
Qu’avez-vous pensé de MAGnify, qu’avez-vous appris de l’événement ?
« Je ne suis moi-même pas impliquée à 100 % dans le secteur, mais en tant que créatrice j’ai tout de même trouvé les thèmes très intéressants. Bien que je ne perde pas nécessairement le sommeil en pensant aux évolutions en matière de publicité native ou à l’importance changeante de Facebook – puisque cela ne fait pas partie de mon core business –, c’est évidemment une matière extrêmement passionnante.
Il est particulièrement fascinant de voir la rapidité avec laquelle l’intelligence artificielle évolue et les possibilités qui en découlent. Je ne pense pas qu’elle constitue l’ultime menace, mais si je travaillais dans le secteur, je serais tout de même un peu stressée (rires). Cela ne me paraît en tout cas pas tellement évident pour les gens du marché papier classique. Les étudiants, par contre, sont en plein dedans, mais même eux doivent se magner pour rester à la page. »