{"id":527,"date":"2023-04-24T13:27:36","date_gmt":"2023-04-24T11:27:36","guid":{"rendered":"https:\/\/wemedia.be\/free-press\/?p=527"},"modified":"2023-07-28T13:29:05","modified_gmt":"2023-07-28T11:29:05","slug":"gonca-donmez-rossel-la-taxe-reste-une-epine-dans-le-pied","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/free-press\/fr\/nieuws\/gonca-donmez-rossel-la-taxe-reste-une-epine-dans-le-pied\/","title":{"rendered":"Gonca D\u00f6nmez (Rossel) : la taxe reste une \u00e9pine dans le pied"},"content":{"rendered":"\n

Quelles sont les tendances au sein des diff\u00e9rents types de presse ? Les d\u00e9fis actuels ? Comment se pr\u00e9sente l\u2019avenir ? <\/em><\/strong>WE MEDIA tend l\u2019oreille et a d\u00e9cid\u00e9 de commencer par la Presse gratuite. Gonca D\u00f6nmez, Distribution Manager chez Rossel<\/a>, est la porte-parole de service.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n

Quels sont actuellement les d\u00e9fis sur le march\u00e9 de la presse gratuite ?
<\/strong>Une question prioritaire est la taxe sur la distribution de la presse non adress\u00e9e. Il existe une circulaire qui d\u00e9finit clairement les cat\u00e9gories incluses. Les deux cat\u00e9gories pertinentes pour Rossel et bon nombre d\u2019autres \u00e9diteurs actifs dans cette branche sont les imprim\u00e9s publicitaires \u2013 dont les folders \u2013 et la presse r\u00e9gionale gratuite. Dans la circulaire, la taxe sur les imprim\u00e9s publicitaires est bas\u00e9e sur le poids du folder ; pour la presse r\u00e9gionale gratuite, il y a une taxe uniforme sept fois moins importante. Et ce, parce que cette presse remplit un r\u00f4le social et que les \u00e9diteurs contribuent par exemple au recyclage de leurs d\u00e9chets. Il y a toutefois un hic\u2026
<\/strong>Le probl\u00e8me avec la circulaire, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019est pas contraignante. Chaque commune d\u00e9cide donc de mani\u00e8re autonome du montant de la taxe. Chez Vlan, nous comptons 26 \u00e9ditions et desservons 200 communes francophones en Belgique. Heureusement, la plupart de ces communes appliquent le pourcentage recommand\u00e9 dans la circulaire, mais certaines augmentent la taxe. Nous constatons h\u00e9las aussi que de plus en plus de municipalit\u00e9s n\u2019appliquent qu\u2019un seul taux d\u2019imposition tant pour la presse gratuite que pour les imprim\u00e9s publicitaires. Comme vous l\u2019aurez devin\u00e9, il s\u2019agit d\u2019un taux sup\u00e9rieur \u00e0 celui recommand\u00e9 dans la circulaire pour la presse r\u00e9gionale gratuite.<\/p>\n\n\n\n

Pourquoi proc\u00e8de-t-on de la sorte ?<\/strong>
Parce que les communes perdent beaucoup d\u2019argent. La circulaire n\u2019est pas contraignante et certaines entreprises, comme M\u00e9diapub, veillent de plus en plus souvent \u00e0 ce que leurs d\u00e9pliants publicitaires ressemblent \u00e0 de la presse gratuite. Il s\u2019agit toutefois bel et bien toujours de d\u00e9pliants publicitaires. Les moyens suppl\u00e9mentaires distill\u00e9s de la distribution de la presse gratuite par les communes sont marginaux compar\u00e9s aux sous qui viennent renflouer les caisses communales gr\u00e2ce \u00e0 la distribution de d\u00e9pliants publicitaires. Par cons\u00e9quent, les communes optent parfois pour une taxe unique pour les deux cat\u00e9gories. La taxe est donc devenue plus avantageuse pour les soci\u00e9t\u00e9s actives dans la distribution de d\u00e9pliants publicitaires dans les communes, mais sept \u00e0 dix fois plus ch\u00e8re pour la presse r\u00e9gionale gratuite.<\/p>\n\n\n\n

Est-ce un d\u00e9fi pour chaque \u00e9diteur de presse gratuite ?<\/strong>
Oui, du moins pour ce qui concerne la distribution non adress\u00e9e. Heureusement, WE MEDIA nous aide \u00e0 effectuer notre travail de lobbying aupr\u00e8s des communes. Un grand projet est en cours pour dispenser la presse r\u00e9gionale gratuite de ce type de taxe. Nous mettons en exergue notre r\u00f4le social, en plus de l\u2019emploi que nous fournissons. Notre unique source de revenu est la publicit\u00e9. Cette taxe contrecarre notre mod\u00e8le d\u2019affaires et constitue une menace pour l\u2019emploi dans cette branche.<\/p>\n\n\n\n

Quelles autres tendances se profilent dans la presse gratuite ?<\/strong>
\u00c0 l\u2019image d\u2019autres secteurs, les acteurs de la presse gratuite sont \u00e9galement confront\u00e9s \u00e0 une augmentation des co\u00fbts. Nous nous effor\u00e7ons de compenser ces co\u00fbts croissants en augmentant les recettes publicitaires. Nous constatons toutefois que la foi des annonceurs dans le papier diminue. Dans notre secteur, le num\u00e9rique n\u2019est pas encore vraiment arriv\u00e9 \u00e0 maturit\u00e9, mais les initiatives digitales sont tout de m\u00eame toujours plus nombreuses, parfois m\u00eame \u00e0 un niveau tr\u00e8s local.<\/p>\n\n\n\n

La presse gratuite est-elle en bonne sant\u00e9 ?<\/strong>
On ne peut nier que la situation est difficile. Nous ne sommes pas en mesure d\u2019aller chercher beaucoup de revenus ailleurs qu\u2019en publicit\u00e9. Le nombre de titres s\u2019est aussi r\u00e9duit par rapport \u00e0 il y a quelques ann\u00e9es. Nous essayons autant que possible d\u2019\u00e9conomiser et d\u2019optimiser notre fonctionnement op\u00e9rationnel, mais, peu \u00e0 peu, nous en sommes arriv\u00e9s \u00e0 un point o\u00f9 nous ne pouvons plus proc\u00e9der de la sorte sans nuire au produit ou \u00e0 la marque.<\/p>\n\n\n\n

Est-ce qu\u2019unir ses forces avec d\u2019autres \u00e9diteurs pourrait rem\u00e9dier \u00e0 la situation ?<\/strong>
Oui, car nous pourrions alors peser plus lourd dans la balance. Le fait d\u2019adopter des points de vue communs et d\u2019argumenter collectivement pourrait avoir plus d\u2019effet face \u00e0 des d\u00e9fis comme celui des taxes communales. Plus de lobbying serait vraiment une bonne chose.<\/p>\n\n\n\n

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