{"id":11516,"date":"2024-01-15T16:16:37","date_gmt":"2024-01-15T15:16:37","guid":{"rendered":"https:\/\/wemedia.be\/?p=11516"},"modified":"2024-01-25T11:15:17","modified_gmt":"2024-01-25T10:15:17","slug":"la-presse-au-futur-avec-un-focus-sur-lia-et-les-podcasts-je-ne-comprends-pas-pourquoi-si-peu-de-belges-sy-rendent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/fr\/nieuws\/la-presse-au-futur-avec-un-focus-sur-lia-et-les-podcasts-je-ne-comprends-pas-pourquoi-si-peu-de-belges-sy-rendent\/","title":{"rendered":"La Presse au Futur avec un focus sur l’IA et les podcasts : \u00ab\u00a0Je ne comprends pas pourquoi si peu de Belges s’y rendent\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n

La 17e<\/sup> \u00e9dition de La Presse au Futur, un \u00e9v\u00e9nement de deux jours consacr\u00e9 aux strat\u00e9gies et solutions m\u00e9diatiques de demain, a \u00e9t\u00e9 programm\u00e9e les 5 et 6 d\u00e9cembre 2023 \u00e0 Paris. Deux compatriotes participants, <\/em><\/strong>Florent Diverchy<\/strong><\/a><\/em> (<\/em><\/strong>ProduPress Advertising<\/strong><\/a><\/em>) et <\/em><\/strong>Thierry Hottat<\/strong><\/a><\/em> (<\/em><\/strong>IPM Advertising<\/strong><\/a><\/em>), reviennent sur cet \u00e9v\u00e9nement inspirant.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n

Quel \u00e9tait le th\u00e8me de cette \u00e9dition de La Presse au Futur ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Thierry Hottat (directeur des op\u00e9rations chez IPM Advertising) : \u00ab Pour moi, les conf\u00e9rences ont \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement int\u00e9ressantes, comme la table ronde sur l’intelligence artificielle, par exemple. Avec Violette Chomier<\/a> des Echos-Le Parisien, Jeremy Parola<\/a> de Reworld Media et Sacha Morard<\/a> du Monde, il y avait des intervenants de renom. Ces gens-l\u00e0 savent de quoi ils parlent. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Florent Diverchy (Marketing Intelligence Manager chez ProduPress Advertising) : \u00ab L’IA \u00e9tait effectivement l’un des grands th\u00e8mes dominants de l’\u00e9v\u00e9nement, au m\u00eame titre que les podcasts et l’interactivit\u00e9 en ligne. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Thierry Hottat : \u00ab C’est vrai, et le premier jour, d’ailleurs, l’accent \u00e9tait encore mis sur l’efficacit\u00e9 et l’attention. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Quels sont les orateurs ou les pr\u00e9sentations qui ont le plus marqu\u00e9 les esprits lors de cette 17\u00e8me \u00e9dition de La Presse au Futur ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Thierry Hottat : \u00ab Je pense ensuite \u00e0 Philipp Schmidt<\/a>, directeur g\u00e9n\u00e9ral de Prisma et, \u00e0 mon avis, un homme brillant. Il a parl\u00e9 de la mesure de l’efficacit\u00e9 et surtout des d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 l’attention. Ces th\u00e8mes trouvent un \u00e9cho particulier chez les \u00e9diteurs num\u00e9riques, qui se d\u00e9battent d\u00e9j\u00e0 avec les questions de brand safety et de viewability. Il sera tr\u00e8s int\u00e9ressant de voir ce qui se passera en ce qui concerne cette fameuse attention, et surtout comment nous pouvons l’augmenter. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Florent Diverchy : \u00ab La table ronde sur les podcasts, avec Katia Sanerot<\/a> de Louie Media-Groupe CMI et d’autres, m’a vraiment impressionn\u00e9. Dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, ce domaine va devenir un v\u00e9ritable champ de bataille o\u00f9 trois types d’acteurs vont s’affronter. Il y a les stations de radio, qui s’\u00e9loignent quelque peu de leur orientation lin\u00e9aire. Il y a la presse \u00e9crite, qui mise d\u00e9sormais aussi sur le contenu audio, en utilisant des outils de synth\u00e8se vocale, entre autres, ou en enregistrant efficacement des podcasts. Enfin, il y a le secteur de la t\u00e9l\u00e9vision, o\u00f9 les formats audio gagnent \u00e9galement du terrain. <\/p>\n\n\n\n

La cible de ce champ de bataille est le consommateur de m\u00e9dias qui voyage et se d\u00e9place. Quelqu’un a fait remarquer pendant la session que d\u00e9j\u00e0 20% des automobilistes fran\u00e7ais ont troqu\u00e9 la radio pour des podcasts non lin\u00e9aires. Cette part de march\u00e9 qui appartenait \u00e0 la radio doit maintenant \u00eatre r\u00e9partie entre la radio, la presse et la t\u00e9l\u00e9vision. C’est tr\u00e8s int\u00e9ressant. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Les d\u00e9fis fran\u00e7ais du secteur sont-ils \u00e0 la hauteur des d\u00e9fis belges ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Florent Diverchy : \u00ab Nous n’avons pas \u00e0 rougir en Belgique. Le fait que nous op\u00e9rions sur un march\u00e9 six fois plus petit et pr\u00e9sentant \u00e9galement des caract\u00e9ristiques uniques semble nous obliger \u00e0 \u00eatre encore plus cr\u00e9atifs en termes de rentabilit\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Thierry Hottat : \u00ab La table ronde sur l’IA a montr\u00e9 que les d\u00e9veloppements technologiques peuvent apporter d’\u00e9normes progr\u00e8s, mais qu’ils comportent aussi un certain nombre de d\u00e9fis et de risques. Pour r\u00e9sumer les th\u00e8mes abord\u00e9s, la premi\u00e8re chose \u00e0 faire est de d\u00e9finir un cadre pour l’exploitation et l’utilisation de l’IA au sein de la r\u00e9daction. Une fois ce cadre mis en place, il faut essayer de tirer la productivit\u00e9 vers le haut, que ce soit en termes de mon\u00e9tisation ou de contenu. Si tout le monde aime l’id\u00e9e d’utiliser des algorithmes pour optimiser les entonnoirs de vente et autres, au niveau du contenu, il y a plus de doutes et de pr\u00e9occupations. \u00c0 cela s’ajoute un aspect juridique important. L’IA est bas\u00e9e sur ce qui existe d\u00e9j\u00e0, y compris le contenu g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par les utilisateurs qui n’est pas toujours fiable. Les choses apprises par un algorithme continuent de circuler. La protection est n\u00e9cessaire, mais que peut-on faire contre, par exemple, OpenAI d’un point de vue juridique ?<\/p>\n\n\n\n

Bien que nous essayions de nous prot\u00e9ger, 50 % des impressions de sites web semblent provenir de robots… Pourtant, ces zones \u00e0 probl\u00e8mes sont principalement situ\u00e9es aux \u00c9tats-Unis. Il est positif que des entreprises europ\u00e9ennes \u00e9mergent et adoptent une approche plus vertueuse. Elles s’efforcent de citer les sources utilis\u00e9es pour les donn\u00e9es d’entra\u00eenement, par exemple, et sont \u00e9galement plus transparentes sur le fonctionnement exact de ces syst\u00e8mes. Le cadre que l’Europe fournit autour de l’IA, comme la r\u00e9glementation GDPR, peut \u00eatre une bonne chose pour les \u00e9diteurs. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Florent Diverchy : \u00ab Chercher des solutions plus t\u00f4t en Europe, il y a certainement quelque chose \u00e0 dire dans cette histoire d’IA. Le mod\u00e8le am\u00e9ricain fonctionne en fonction des entreprises, le mod\u00e8le chinois en fonction du gouvernement. La Commission europ\u00e9enne souhaite cr\u00e9er un mod\u00e8le qui soit au service du citoyen. L’\u00e9thique est alors r\u00e9ellement int\u00e9gr\u00e9e dans les solutions. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Quelles autres le\u00e7ons avez-vous tir\u00e9es de l’\u00e9v\u00e9nement ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Florent Diverchy : \u00ab La section sur l’interactivit\u00e9 a boulevers\u00e9 certaines id\u00e9es re\u00e7ues. Nous pensons que les gens visitent nos sites pour lire des articles, mais ce n’est pas si \u00e9vident. En moyenne, seulement 69% des personnes ont cet objectif. 1 % viennent laisser un commentaire sans lire l’article en question, 30 % lisent non pas l’article mais les commentaires. Un cas s’est pr\u00e9sent\u00e9 o\u00f9 une section de commentaires a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e \u00e0 un m\u00e9dia sans possibilit\u00e9 de commenter. Six mois plus tard, la port\u00e9e moyenne avait augment\u00e9 de 30 %. Il ne s’agissait pas n\u00e9cessairement de nouveaux visiteurs, mais de personnes qui voulaient suivre les discussions. Int\u00e9ressant, car plus il y a de trafic, plus il y a de place pour la publicit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n

La section consacr\u00e9e \u00e0 la curation de ces commentaires est \u00e9galement fascinante. Les m\u00e9dias sociaux mettent g\u00e9n\u00e9ralement les commentaires toxiques sur un pi\u00e9destal. Du point de vue de la presse, cependant, il faut les comparer \u00e0 quelqu’un qui g\u00e2che l’atmosph\u00e8re d’une f\u00eate, ce qui pousse les autres \u00e0 partir plus t\u00f4t. Certains \u00e9diteurs fran\u00e7ais construisent des algorithmes pour identifier ces commentaires, les maintenir au bas de l’\u00e9chelle et, par cons\u00e9quent, les d\u00e9courager. De cette mani\u00e8re, vous vous distinguez non seulement par la qualit\u00e9 de vos articles, mais aussi par la qualit\u00e9 des commentaires. Une approche inspirante. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Enfin, La Presse au Futur a-t-elle r\u00e9pondu \u00e0 vos attentes ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Florent Diverchy : \u00ab Absolument ! Honn\u00eatement, je ne comprends pas pourquoi si peu de Belges s’y rendent, parce que l’\u00e9v\u00e9nement a de nombreux atouts et qu’il est gratuit. Les r\u00e9dacteurs belges peuvent y trouver beaucoup d’informations et d’inspiration, et ont \u00e9galement l’occasion de faire une comparaison instructive avec la France. Il est toujours int\u00e9ressant de voir si nous travaillons au m\u00eame niveau, si nous sommes en retard ou en avance. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

Thierry Hottat : \u00ab Le niveau est en effet tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. J’aimerais ajouter qu’il s’agit d’un \u00e9v\u00e9nement utile pour toutes sortes de profils. J’y \u00e9tais pour repr\u00e9senter la section direction et technologie d’IPM, mais les personnes travaillant dans le marketing B2C et les r\u00e9dacteurs en chef devraient \u00e9galement y assister. \u00bb<\/p>\n\n\n\n

AVEZ-VOUS D\u00c9J\u00c0 LU CECI ?<\/h4>\n\n\n\n