{"id":1191,"date":"2022-06-10T16:33:00","date_gmt":"2022-06-10T14:33:00","guid":{"rendered":"https:\/\/wemedia.be\/b2b\/?p=1191"},"modified":"2022-06-13T15:30:20","modified_gmt":"2022-06-13T13:30:20","slug":"des-editeurs-b2b-au-sujet-de-la-diversification-de-leur-metier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wemedia.be\/b2b\/fr\/nieuws\/des-editeurs-b2b-au-sujet-de-la-diversification-de-leur-metier\/","title":{"rendered":"Des \u00e9diteurs B2B au sujet de la diversification de leur m\u00e9tier"},"content":{"rendered":"

Le coronavirus a forc\u00e9 tout le monde \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir et agir diff\u00e9remment. Les \u00e9diteurs B2B aussi. Comment se pr\u00e9sente leur mix aujourd\u2019hui\u00a0? Qu\u2019ont-ils appris ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es\u00a0? Et comment leur m\u00e9tier \u00e9volue-t-il\u00a0? Une table-ronde \u00e9claire notre lanterne<\/em>.<\/strong><\/p>\n

Autour de la table, nous avons r\u00e9uni la cr\u00e8me de la cr\u00e8me de la presse professionnelle dans notre pays\u00a0: Jan Bamelis, Director chez Roularta Healthcare<\/a>, Philippe Masscheleyn, Directeur de la communication chez Boerenbond<\/a>, et Andy Noyez, Director chez Professional Media Group<\/a>. Pour la premi\u00e8re question, impossible de ne pas opter pour la plus \u00e9vidente\u00a0:<\/p>\n

Comment votre mix a-t-il chang\u00e9 durant ces deux derni\u00e8res ann\u00e9es et demie\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n

\"Jan<\/figure>\n

Jan Bamelis\u00a0:<\/strong> Il a fortement chang\u00e9. Avant le d\u00e9but de la pand\u00e9mie du coronavirus, Roularta Health n\u2019avait pas organis\u00e9 tant d\u2019\u00e9v\u00e9nements, mais d\u00e8s que la crise est survenue, on nous a rapidement demand\u00e9 de mettre sur pied des \u00e9v\u00e9nements num\u00e9riques. L\u2019activit\u00e9 n\u2019a cess\u00e9 de cro\u00eetre, allant jusqu\u2019\u00e0 plus de 200 \u00e9v\u00e9nements studio en 2 ans de temps. Entre-temps, les webinars et livestreams se sont taill\u00e9s une part de 20 % de notre chiffre d\u2019affaires et nous continuons d\u2019innover, tant en interne qu\u2019avec des partenaires externes.<\/p>\n

Dans nos m\u00e9dias r\u00e9guliers \u2013 imprim\u00e9s et en ligne \u2013, nous avions l\u2019avantage que pour notre public cible des professionnels de la sant\u00e9 l\u2019actualit\u00e9 ne perdait \u00e9videmment jamais de son int\u00e9r\u00eat. Les annonceurs sont d\u00e8s lors rest\u00e9s pr\u00e9sents.<\/p>\n

\"Andy<\/figure>\n

Andy Noyez :<\/strong> Pendant le corona, nos \u00e9v\u00e9nements de contenu sont devenus des \u00e9vents num\u00e9riques, et il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019une \u00e9volution r\u00e9ussie. Nous constatons que l\u2019audience est bien plus importante. C\u00f4t\u00e9 awards, c\u2019est une autre histoire. L\u00e0, on ressent un besoin de r\u00e9seautage, d\u2019ambiance. \u00c0 mon avis, l\u2019avenir sera aux \u00e9v\u00e9nements hybrides.<\/p>\n

Dans les m\u00e9dias, l\u2019on-line a continu\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9tendre\u00a0; nous avons cr\u00e9\u00e9 une dizaine de nouveaux outils de communication d\u00e9di\u00e9s. Le print a perdu du terrain, m\u00eame si nous constatons un revirement en 2022, entra\u00eenant \u00e0 nouveau une l\u00e9g\u00e8re augmentation des revenus publicitaires, ce qui confirme l\u2019importance du print. En outre, nous jouons la carte des abonn\u00e9s payants. Quiconque s\u2019enregistre, se voit offrir l\u2019acc\u00e8s non seulement \u00e0 l\u2019information, mais aussi \u00e0 la recherche et aux \u00e9tudes.<\/p>\n

Enfin, depuis peu nous nous focalisons davantage sur les formations \u00e0 travers des workshops, tant digitaux que physiques. Nous avons aussi d\u00e9velopp\u00e9 un nouvel outil qui permet aux \u00e9coles et aux entreprises de cr\u00e9er leurs propres cours ou d\u2019utiliser des cours de base dans le cadre de leurs formations.<\/p>\n

\"Philippe<\/figure>\n

Philippe Masscheleyn : <\/strong>Avant, chez nous, le focus \u00e9tait mis sur l\u2019hebdomadaire Boer&Tuinder. Nous nous sommes num\u00e9ris\u00e9s \u00e0 toute vitesse, ce qui nous a par exemple amen\u00e9s, en 2021, \u00e0 envoyer 400 newsletters \u00e0 nos diff\u00e9rentes cibles.<\/p>\n

Pour nos \u00e9v\u00e9nements, nous sommes pass\u00e9s au num\u00e9rique, avec jusqu\u2019\u00e0 1.000 visiteurs pour un webinar et un programme TV en remplacement de notre \u00e9v\u00e9nement de r\u00e9seautage annuel. Les clips de notre Dag van de Landbouw digital, qui normalement attire chaque ann\u00e9e quelque 100.000 visiteurs dans nos entreprises agricoles et horticoles, ont \u00e9t\u00e9 visionn\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 250.000 fois.<\/p>\n

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Vous \u00eates clairement satisfaits de l\u2019impact des webinars et autres \u00e9v\u00e9nements num\u00e9riques. Seront-ils maintenus\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n

Andy Noyez\u00a0:<\/strong> Aujourd\u2019hui, pour les \u00e9v\u00e9nements de contenu nous misons sur une approche hybride. Le live a la primeur, l\u2019\u00e9v\u00e9nement pouvant aussi \u00eatre suivi en ligne quelques jours plus tard. Nous r\u00e9servons ainsi la primeur \u00e0 qui est pr\u00e9sent en live.<\/p>\n

Philippe Masscheleyn\u00a0:<\/strong> La partie digitale reste pr\u00e9sente dans tout ce que nous faisons, aussi c\u00f4t\u00e9 \u00e9v\u00e9nements. Cela nous garantit en effet une audience suppl\u00e9mentaire. Et puis, vous offrez au lecteur\/auditeur\/surfeur le canal qui a sa pr\u00e9f\u00e9rence.<\/p>\n

Andy Noyez\u00a0:<\/strong> Avant, on d\u00e9cidait pour le lecteur quel \u00e9tait le canal via lequel il recevait le contenu. Aujourd\u2019hui, c\u2019est le lecteur qui en d\u00e9cide. Souvent, il optera pour son smartphone.<\/p>\n

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Vous restez positifs au sujet des revenus publicitaires, n\u2019est-il pas vrai\u00a0? Quelles \u00e9volutions percevez-vous\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n

Philippe Masscheleyn\u00a0:<\/strong> Pour nous aussi, 2020 et 2021 ont \u00e9t\u00e9 des ann\u00e9es assez normales, mais en 2022 nous ressentons un revirement. Le print se porte moins bien, tandis que pour la premi\u00e8re fois l\u2019on-line est utilis\u00e9 de fa\u00e7on structurelle.<\/p>\n

Andy Noyez\u00a0: <\/strong>En outre, il y a la tendance de passer d\u2019annonces vers des r\u00e9cits de marque ou la publicit\u00e9 native. \u00a0Si cette tendance est bien \u00e9videmment inspir\u00e9e par l\u2019impact sup\u00e9rieur, je reste partisan d\u2019une combinaison entre annonces, publicit\u00e9 native et publicit\u00e9 de marque.<\/p>\n

Je constate enfin que les vid\u00e9os remplacent de plus en plus souvent les photos dans un contexte publicitaire. Tant au niveau digital qu\u2019en print. On est en mesure de fournir beaucoup plus de d\u00e9tails et avec les codes QR on peut y r\u00e9f\u00e9rer en partant du print.<\/p>\n

Jan Bamelis\u00a0: <\/strong>Cela fait d\u00e9j\u00e0 pas mal de temps que Roularta Healthcare plaide pour la publicit\u00e9 native et les testimoniaux\u00a0: cela permet \u00e0 un annonceur d\u2019ajouter de la valeur par rapport \u00e0 une publicit\u00e9 classique. Il convient toutefois de prendre en compte deux \u00e9l\u00e9ments\u00a0: l\u2019ind\u00e9pendance de la r\u00e9daction doit \u00eatre garantie et on ne peut ins\u00e9rer trop de publicit\u00e9s natives pour ne pas perturber l\u2019\u00e9quilibre entre contenus r\u00e9dactionnels et commerciaux.<\/p>\n

Je suis en outre intimement persuad\u00e9 que les nouvelles technologies nous aideront \u00e0 l\u2019avenir. Les codes QR sont entre-temps largement utilis\u00e9s, mais la RV et la RA offrent \u00e9galement un tas de possibilit\u00e9s \u00e0 qui cherche \u00e0 porter le print \u00e0 un niveau sup\u00e9rieur. Nous \u00e9tudions actuellement ce qui est envisageable. Le pharma est un secteur int\u00e9ressant pour ce type d\u2019applications, mais nous examinons si tout cela est aussi possible sur le plan r\u00e9glementaire.<\/p>\n

Philippe Masscheleyn\u00a0:<\/strong> La RV fonctionnerait aussi bien dans le secteur agricole\u00a0; nous nous y sommes d\u2019ailleurs d\u00e9j\u00e0 essay\u00e9s. Pensez \u00e0 un clip en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle qui vous montre comment conduire un engin agricole en toute s\u00e9curit\u00e9 vis-\u00e0-vis des autres usagers.<\/p>\n

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Les nouvelles technologies vont transformer votre m\u00e9tier. Y aura-t-il encore de la place pour le print dans 5 ans\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n

\u00a0<\/strong>Jan Bamelis\u00a0: <\/strong>Absolument, mais \u00e0 condition que nous placions la latte plus haut et enrichissions le contenu. Dans cette optique, le produit imprim\u00e9 restera certainement un \u00e9l\u00e9ment de base dans le mix.<\/p>\n

\u00a0<\/strong>Philippe Masscheleyn\u00a0: <\/strong>Pour moi, le print est le ciment de tout ce que l\u2019on fait. Il permet de proposer des r\u00e9cits \u00e9tay\u00e9s \u00e0 travers tous nos sous-secteurs diff\u00e9rents.<\/p>\n

Andy Noyez\u00a0:<\/strong> Peut-\u00eatre qu\u2019avec le print nous p\u00e9n\u00e9trerons encore plus loin dans la niche, que nous proposerons encore plus d\u2019\u00e9ditions balis\u00e9es. Le fait que nous ayons commenc\u00e9 \u00e0 publier des livres prouve d\u2019ailleurs que nous croyons toujours au print. On ne s\u2019y d\u00e9cide pas si on ne croit pas au papier\u2026<\/p>\n

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Quel est votre avis sur l\u2019avenir de la presse professionnelle\u00a0? En B2B surtout, chaque marque semble s\u2019\u00eatre mu\u00e9e en \u00e9diteur.<\/strong><\/span><\/p>\n

Philippe Masscheleyn\u00a0: <\/strong>C\u2019est exact, mais personne n\u2019a le temps de se mettre \u00e0 la recherche de l\u2019information. C\u2019est justement ce qui incombe \u00e0 un \u00e9diteur professionnel. Celui-ci s\u00e9lectionne l\u2019information pour vous. Cette position forte, nous l\u2019occupons toujours.<\/p>\n

Jan Bamelis\u00a0:<\/strong> J\u2019entrevois des possibilit\u00e9s pour encore \u00e9largir notre r\u00f4le, parce que nous sommes proches de nos clients. Maintenant qu\u2019en tant qu\u2019\u00e9diteurs B2B nous proposons une palette de possibilit\u00e9s toujours plus large, nous pouvons nous-m\u00eames intervenir en tant que conseiller m\u00e9dia et proposer une approche tout-en-un au client, le soulager sur toute la ligne. Ainsi, le client en aura plus pour son argent et nous cr\u00e9ons une situation win\/win.<\/p>\n

\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de cela, il est aussi un fait qu\u2019on ne survit plus avec les seuls revenus publicitaires. Actuellement, nous planchons d\u00e8s lors assid\u00fbment sur notre politique d\u2019abonnements pour convaincre les 35.000 professionnels de la sant\u00e9 de ce pays de s\u2019abonner.<\/p>\n

Andy Noyez\u00a0:<\/strong> \u00c7a prend de plus en plus d\u2019importance chez nous aussi. La base reste cependant la m\u00eame\u00a0: un bon contenu et un d\u00e9veloppement judicieux de vos canaux sont essentiels pour d\u00e9velopper un lectorat clair. Cela offre une garantie de visibilit\u00e9 \u00e0 vos annonceurs.<\/p>\n

Quiconque traite le contenu de marque comme du contenu r\u00e9dactionnel ne r\u00e9ussira pas dans ce dessein. Qui veut diminuer ses tirages pour r\u00e9duire les co\u00fbts, non plus.<\/p>\n

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